Pardon, mais cette histoire de devoir de préservation ou de conservation, c'est votre façon de voir et la loi ne vous permet pas, dieu merci, de l'imposer à un auteur qui conçoit les choses autrement, même si vous le trouvez idiot ou si ce choix vous dépasse.
Cette réflexion a été poussée assez loin par certains artistes qui trouvent que l'éphémère ajoute du sens à ce qu'ils produisent. Ils bossent, puis choisissent de laisser se dégrader ou détruire et ne souhaitent pas qu'il en soit autrement. Exemples fastoches : les peintres qui font de vraies oeuvres d'art sur des murs destinés à être détruits, des orateurs qui se lancent dans des improvisations et refusent absolument d'être filmés, etc.
Exemple pas du tout orienté et sans rapport avec le site de Hellway

: je ne sais plus quelle tribu d'Indiens d'Amérique se battant pendant des lustres contre des musées pour avoir le droit de récupérer des oeuvres tracées dans le sable, destinées à être effacées, et conservées contre leur gré par des musées, euh, impérialistes - c'est comme ça qu'on dit ? - mais se réclamant eux aussi du devoir de conservation
Autre exemple : vous n'envisagez que le cas de l'auteur dont le but est d'être diffusé le plus possible. Il y a d'autres cas, beaucoup plus nombreux : ceux des auteurs qui travaillent pour gagner de l'argent, qui ont besoin d'être payés pour bouffer et pour lesquels la diffusion est un moyen et non une fin.
Ainsi, le droit d'auteur (du moins dans sa version françouze) vise aussi à protéger les auteurs des "je sais ce qui est bon pour ton oeuvre, je la diffuse contre ton gré mais rassure-toi, c'est pour le bien de l'humanité" péremptoirement proférés. Je trouve ce principe tout à fait sain. Pas vous ?