Avant tout:
CITATION(Commmint @ lundi 31 janvier 2005, 16h35)
ça va on est pas faché ? ^_^
Pas du tout fâché, bien sûr. Il ne manquerait plus que cela !
CITATION(Commmint @ lundi 31 janvier 2005, 16h35)
Tu ne m'enlèveras pas de l'idée que ces polices écran ont tout d'abord été créées pour des interfaces graphiques, bien avant l'existence des navigateurs
Tout le problème est de savoir ce qui reste pertinent, lorsqu'il s'agit de le transférer sur le Web, ce qui change, ce qui est utile, ce qui est possible, ce qui est problématique...
(Problème classique, rencontré par exemple avec les règles typographiques de l'imprimé... Mais bon, un troll à la fois, passons ! ^_^ )
CITATION(Commmint @ lundi 31 janvier 2005, 16h35)
A ce titre, il me semble plus judicieux de "fixer" les tailles de polices qui sont sensées tenir la route dans un contexte d'affichage standard, meme si celà va à l'encontre de la nature flexible d'un contenu HTML.
N'y a-t-il pas une contradiction entre le
contexte d'affichage standard et la
nature flexible du Web ? Ce qui ne veux pas dire que j'exclue l'idée d'un contexte d'affichage hypothétique, souhaité, mais non contraignant.
CITATION(Commmint @ lundi 31 janvier 2005, 16h35)
Le principe premier de la communication (absolue celle-là

) est de fournir un contenu formaté à destination d'une cible bien précise. Dans cette optique, la production d'un graphiste "fixe" effectivement un certain nombre de critères pertinents.
Le Web introduit quelque-chose de très nouveau à cet égard. Sur le Web, l'utilisateur cible est beaucoup moins soumis aux contraintes du media.
Attendre de l'utilisateur qu'il s'adapte à un contenu et à sa présentation ? C'était sans doute tout à fait cohérent dans le contexte des années 90 et de l'optimisé pour un navigateur. Mais on va justement aujourd'hui dans le sens opposé.
- L'utilisateur diversifie ses moyens d'accès (le formatage esthétique du contenu n'a plus guère de sens en RSS). le contenu lui-même diversifie ses canaux de diffusion (là encore, RSS, avec l'agrégation de contenu). Jusqu'aux moteurs de recherche, à l'ésthétique supposée si stratégique, qui s'y mettent : que m'importe le graphisme de la page de MSN Search... que j'utilise sous forme de flux RSS ?
- L'utilisateur reprend le contrôle de la page HTML affichée (filtrage de contenu publicitaire, par exemple, ou plus généralement du contenu graphique) et de sa navigation (onglets, maîtrise des ouvertures de liens en nouvelle fenêtre).
L'utilisateur va se réapproprier, timidement, le contenu Web. Biens-ûr, il lui manque encore beaucoup des outils nécessaires, notamment pour intervenir sur l'esthétique de celui-ci. Redimensionner une police de caractère relève déjà d'une connaissance avancée du fonctionnement de son propre navigateur, que tous les utilisateurs sont loin d'avoir. Ne parlons pas de choisir son degré de contraste de couleur, ses substitutions de polices : bien que la technique soit là, elle manque encore d'interfaces qui la rende accessible.
(Au passage, un exemple : j'ai une sainte horreur des polices sérifs sur des textes longs à l'écran, trop fatiguantes à lire. J'apprécie peu les liens soulignés réglementairement, faute d'un espace suffisant entre le soulignement et le texte... Il y a belle lurette que mon navigateur corrige tout cela sur toutes les pages que je consulte).
Mais certaines évolutions des navigateurs indiquent bien que ces processus d'adaptation de la présentation se développent : le système ERA d'Opera, par exemple, destiné à adapter les largeurs fixées à celle de la fenêtre du navigateur, ainsi que les contrastes de couleurs, voire le contenu lui-même.
CITATION(Commmint @ lundi 31 janvier 2005, 16h35)
Voilà pourquoi je lutte pour un webdesign qui exploite la forme des standard dans ce qu'ils ont de plus beau, et non pas de plus efficace. Laisser le soin à l'utilisateur de choisir l'aspect d'un texte est une possibilité, mais pas une priorité au regard d'une forme qu'on a voulue esthétique au départ...
Et pourquoi pas apprendre à faire beau avec une forme souple et que l'on sait mouvante ? Au prix d'une révolution culturelle, certes. Nous nous y rencontrerions sans doute
CITATION(Commmint @ lundi 31 janvier 2005, 16h35)
Question d'école et débat intéressant !
Question qui va devenir de plus en plus concrète

CITATION(Commmint @ lundi 31 janvier 2005, 16h35)
32 pixels en 72 dpi = 32 pixels en 96 ou 300 dpi. Le nombre de pixel est le même, l'aspect est donc similaire dans le cas ou un caractère construit sur une grille 32 mais je crois qu'on doit pas parler de la même chose...

Oups, en effet. Oublie ça : je me suis mal exprimé (un peu pressé).