Ceci n'est pas une question "technique", mais plutôt une invitation à réfléchir sur le couple HTML-CSS.
Récemment arrivé ici, ayant lu pas mal des sujets précédents, j'ai l'impression qu'une partie des difficultés rencontrées avec CSS tient moins à leur apprentissage qu'à une erreur d'approche générale.
CSS est conçu pour styler un document HTML (ou XHTML ou XML) bien formé. Ce qui n'exige pas seulement qu'il soit formellement valide (approuvé par le validateur du W3C).
Une page peut être formellement valide, mais avoir une structure illogique. L'étape strictement "HTML" est parfois négligée. Elle doit, AMHA, se faire avec en tête la création d'une source pas spécialement destinée à un média ou à un autre, autrement dit, en oubliant les navigateurs graphiques et CSS.
Le meilleur outil pour vérifier que la page en question a une structure solide indépendamment du rendu, c'est un navigateur texte (Faute de mieux peut-être). Si la page est bien rendue dans Lynx, c'est un gage de qualité. Le matériau HTML est bon, on peut alors passer à la couche CSS.
Cela correspond-il à votre expérience de découverte des CSS ?
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Réflexion sur les difficultés rencontrées avec CSS Une approche HTML-CSS "saine"
#2
Posté 28 mars 2004 - 10:37
Bonjour Laurent,
Question intéressante, et probablement dérangeante...
Il n'y a pas bien longtemps que j'ai commencé à penser à une page de cette manière.
Je suis maintenant convaincue de son intérêt, elle permet d'exploiter toute la puissance d'un des avantages du couple (x)html/css souvent mis en avant : la facilité de maintenance ou de modification de l'apparence d'une page...
le principe de l'expérience de zengarden en est un bel exemple
Mais le web est un mode d'expression essentiellement visuel. Cette approche me semble difficile, parce que pas naturelle.
Pour ma part, c'est ma découverte de l'accessibilité du Web aux non-voyants qui m'a fait prendre conscience de l'importance de présenter et structurer le contenu de manière logique.
Question intéressante, et probablement dérangeante...
LaurentDenis, le dimanche 28 mars 2004, 08:02, dit :
Une page peut être formellement valide, mais avoir une structure illogique. L'étape strictement "HTML" est parfois négligée. Elle doit, AMHA, se faire avec en tête la création d'une source pas spécialement destinée à un média ou à un autre, autrement dit, en oubliant les navigateurs graphiques et CSS.
Il n'y a pas bien longtemps que j'ai commencé à penser à une page de cette manière.
Je suis maintenant convaincue de son intérêt, elle permet d'exploiter toute la puissance d'un des avantages du couple (x)html/css souvent mis en avant : la facilité de maintenance ou de modification de l'apparence d'une page...
le principe de l'expérience de zengarden en est un bel exemple
Citation
Le code HTML demeure le même, et seule la feuille de style extérieure change.
Mais le web est un mode d'expression essentiellement visuel. Cette approche me semble difficile, parce que pas naturelle.
Pour ma part, c'est ma découverte de l'accessibilité du Web aux non-voyants qui m'a fait prendre conscience de l'importance de présenter et structurer le contenu de manière logique.
Amicalement,
Monique
en campagne pour des sites de qualité, conformes aux standards et accessibles... avec mon navigateur préféré (Firefox) et les Bonnes pratiques qualité pour les sites Web (Opquast)
Webatou : accessibilité et qualité des sites Web
Monique
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#3
Posté 28 mars 2004 - 12:41
Citation
Mais le web est un mode d'expression essentiellement visuel.
Ce n'est vrai qu'à première vue, et temporairement. Les utilisateurs sans expérience visuelle de la page existent déjà, et vont se multiplier :
- moteurs de recherche
- feedreaders "forçant" un RSS quand le site n'en a pas.
- traducteurs automatiques
- robots de spam
- lecteurs d'écran, et pas seulement du type Jaws. Voir le projet Opera-IBM de navigateur pilotable à la voix, dont la suite logique sera le navigateur avec lecture de la page à la demande.
...
La page XHTML est plutôt à voir comme une source indépendante du media.
#4
Posté 28 mars 2004 - 20:57
Bonjour Laurent,
Pour ma part, je suis effectivement passé du codage "à l'ancienne" au XHTML / CSS en raison d'un mode de programmation et une maintenance plus souple, sans pour autant saisir de suite la sémantique des balises.
Mais aujourd'hui, je code avant tout une page XHTML, que je teste sans CSS dans mon navigateur, puis dans Lynx Viewer.
Et ceci en grande partie grâce aux discussions sur Webmaster-hub, Open Web et à différents blogs. Et franchement, ça change le développement (et, j'en suis convaincu, l'expérience web de nombreuses personnes).
Alors j'en profite ici : MERCI A VOUS !!!
Et je pars en mission : convaincre mon collègue web-designer de faire de même...
Pour ma part, je suis effectivement passé du codage "à l'ancienne" au XHTML / CSS en raison d'un mode de programmation et une maintenance plus souple, sans pour autant saisir de suite la sémantique des balises.
Mais aujourd'hui, je code avant tout une page XHTML, que je teste sans CSS dans mon navigateur, puis dans Lynx Viewer.
Et ceci en grande partie grâce aux discussions sur Webmaster-hub, Open Web et à différents blogs. Et franchement, ça change le développement (et, j'en suis convaincu, l'expérience web de nombreuses personnes).
Alors j'en profite ici : MERCI A VOUS !!!
Et je pars en mission : convaincre mon collègue web-designer de faire de même...
Boris
Travaillons connectés
"Le devenir n'est pas l'avenir. L'admettre serait réduire le destin à une fatalité."
Bernard Stiegler
Travaillons connectés
"Le devenir n'est pas l'avenir. L'admettre serait réduire le destin à une fatalité."
Bernard Stiegler
#5
Posté 29 mars 2004 - 14:04
Bonjour,
Ceux qui ont l'habitude de lire le carnet de Karl Dubost connaissent son amour des mots et sa manière extraordinaire d'en jouer... voilà qu'il y ajoute les odeurs
(dommage que la technique de transmission des odeurs par le Net n'est pas encore au point...).
Dans son dernier billet, CSS, feuille de style normande, il invite lui aussi à une réflexion sur l'utilisation des feuilles de style.
Ceux qui ont l'habitude de lire le carnet de Karl Dubost connaissent son amour des mots et sa manière extraordinaire d'en jouer... voilà qu'il y ajoute les odeurs
(dommage que la technique de transmission des odeurs par le Net n'est pas encore au point...).
Dans son dernier billet, CSS, feuille de style normande, il invite lui aussi à une réflexion sur l'utilisation des feuilles de style.
Amicalement,
Monique
en campagne pour des sites de qualité, conformes aux standards et accessibles... avec mon navigateur préféré (Firefox) et les Bonnes pratiques qualité pour les sites Web (Opquast)
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#6
Posté 30 mars 2004 - 06:16
Le billet de Karl pointe bien le problème de bcp de gens qui se lancent dans la mise en page full-CSS : il y a une étape décevante, où le résultat n'est pas bon. A ce stade, il faut, je crois, faire sa petite révolution culturelle :
Le design CSS est par nature "mouvant", car le positionnement (source de la plupart des déceptions et des difficultés) est beaucoup plus élastique que dans un tableau. Les données sont positionnées selon le flux, avec des déplacements (positions relatives et float) ou carrément extraites du flux (positions absolues et fixes). Et les moteurs de rendus ont leurs caprices et leurs traits de caractères personnels.
Un moyen de faire cette petite remise en cause est d'abandonner (temporairement) les unités absolues (pixels) et de ne travailler qu'en em, puis en % (les em sont plus faciles à manier).
Il faut avoir cette élasticité en tête et renoncer à "figer" la page dans des dimensions et une disposition qui en ferait un document de verre. La page est fluide...
Le design CSS est par nature "mouvant", car le positionnement (source de la plupart des déceptions et des difficultés) est beaucoup plus élastique que dans un tableau. Les données sont positionnées selon le flux, avec des déplacements (positions relatives et float) ou carrément extraites du flux (positions absolues et fixes). Et les moteurs de rendus ont leurs caprices et leurs traits de caractères personnels.
Un moyen de faire cette petite remise en cause est d'abandonner (temporairement) les unités absolues (pixels) et de ne travailler qu'en em, puis en % (les em sont plus faciles à manier).
Il faut avoir cette élasticité en tête et renoncer à "figer" la page dans des dimensions et une disposition qui en ferait un document de verre. La page est fluide...
Ce message a été modifié par LaurentDenis - 30 mars 2004 - 06:17.
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