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Référencement professionnel - code de déontologie Les relations clients - référenceurs
#1
Posté 03 octobre 2004 - 08:06
Les règles particulières de fonctionnement de ce sujet sont rappelées sur ce post
A mon grand étonnement, je vois que les professionnels du référencement en sont encore à parler d'un code de déontologie commun, alors qu'il en existe un défendu par l'IPEA, et un autre, adopté par l'association SEMA 7.
Le code de déontologie de l'IPEA
La définition du spam selon l'IPEA
La charte de déontologie de l'association SEMA7
La lecture de ces "codes" et de ces "chartes" révèle :
- de nombreux points communs
- des différences, parfois subtiles
J'ai déjà entendu de nombreuses critiques à propos du code de l'IPEA (mais ces critiques visent elles véritablement le texte, ou ses auteurs, ou l'organisation ?). Je ne sais pas si la charte de SEMA7 est réellement utilisée par les professionnels (j'ai l'impression que les membres ont tendance à promouvoir leur code de déontologie propre).
Que pensez-vous de ces textes ?
Sont-ils applicables ? Si non, quels sont les points qui posent problème ?
Pensez-vous qu'il est utile que les professionnels respectent un code de déontologie commun ? Si oui, qu'en faire et comment le faire respecter ?
#2
Posté 03 octobre 2004 - 16:11
Ce que je vais dire va probablement heurter la conception traditionnelle du référencement, très répandue parmi les webmasters.
Pour moi le référencement est une science, et non pas un "ensemble de techniques..."
J'entends d'ici les ricanements que va susciter l'emploi du mot "science"... Mais lisez quand même la suite.
Au mieux, les acteurs les plus conscients voient dans le référencement une sorte de praxéologie, une élaboration méthodologique à partir des savoirs de la pratique, validés par l'expérience.
Mais le référencement n'est pas que ça. Et comme le disait David Degrelle dans la discussion précédente, il est important de comprendre la nature du "métier de référenceur" avant de se lancer dans tout débat sur des notions telles que la déontologie, l'éthique, etc.
Je pense que depuis fin 99, le référencement (et les référenceurs, qu'ils le veuillent ou non) a franchi une étape importante. Depuis 5 ans, le référencement peut légitimement être considéré comme un métier à part entière, et même comme une science.
Le référencement est une science de la communication, née des rapports quasi-autistiques et de la cacophonie qui existaient auparavant dans les relations socio-économiques entre les éditeurs de sites web d'une part et les internautes de l'autre.
La seule interface entre ces deux parties, en l'absence de référenceurs conscients de la nature de leur métier, était l'approche "technique".
C'est l'approche des moteurs de recherche. Elle repose sur la croyance que toute difficulté de communication peut se résoudre par la programmation de logiciels toujours plus performants, par une décomposition du langage à son plus petit dénominateur commun et des algorithmes censés améliorer la "pertinence".
L'approche technique est nécessaire, et l'utilité de certains progrès techniques dans le domaine du référencement est indéniable.
Mais cela ne suffit pas... Les parties concernées sont des humains, et la solution à leurs problèmes de communication ne viendra pas de l'adoption du langage binaire comme esperanto universel.
Autre problème potentiel, les "techniciens" ne se contentent généralement pas d'apporter des solutions pratiques à des problèmes concrets. La technique a malheureusement toujours tendance à vouloir s'ériger en idéologie. Parmi les différents slogans de Google, celui qui m'effraie le plus est "Democracy on the web works".
L'autre approche, un peu plus récente, est celle des référenceurs. La finalité de notre action étant de réussir à faire se rejoindre une offre de produits formulée de manière particulière, et une demande spontanée des internautes formulée dans un autre langage, notre coeur de métier est de rechercher la "Pierre de Rosette" adéquate à chaque situation.
Notre métier consiste donc à introduire de l'intelligence (humaine et pas robotique cette fois), intelligence au sens de faculté de compréhension, dans les rapports socio-économiques nés de la recherche d'information sur le web.
A travers le débat sur la déontologie des référenceurs (je préfère d'ailleurs parler de "déontologie du référencement"), se cache en fait le classique arbitrage entre la finalité et les moyens. La finalité du référenceur est simple à comprendre : procurer un avantage compétitif à son client, éditeur d'un site web. Quoique, je remarque que certains de mes "confrères" confondent encore parfois la finalité et les moyens... (ceux qui continuent à proposer des "garanties de positionnement" par exemple)
Au service d'une finalité tout ce qu'il y a de plus honorable comme celle-ci, tous les moyens sont en théorie bons, à partir du moment où ils sont efficaces.
En théorie seulement... parce qu'en matière de référencement, il faut aussi tenir compte de l'écologie de l'action, c'est à dire les interactions et rétroactions avec un environnement composé d'autres acteurs (les concurrents, les moteurs de recherche, les internautes, les autres référenceurs...) Chacun de ces autres acteurs dissimulant éventuellement ses finalités propres sous des idéologies et mythologies différentes les unes des autres.
C'est cette écologie de l'action qui donne une importance clé à la stratégie. La stratégie étant le fait d'adopter une conduite générale pouvant modifier la séquence d'actions prévues en fonction du déroulement de l'action elle-même. La stratégie est la conscience des interactions entre les différents acteurs et de leurs conséquences. Elaborer une stratégie de référencement suppose d'acquérir le maximum d'informations possibles sur les actions des autres parties, d'être capable d'utiliser les aléas qui arrivent, et de prendre des risques calculés...
La vraie valeur-ajoutée d'un référenceur est là, pas dans le fait de se conformer à des codes étriqués.
Il faut comprendre les tentatives de l'IPEA et de SEMA7 comme une démarche visant simplement à permettre un jour l'émergence de standards dans la profession. C'est une démarche de recommandation (qui ressemble un peu au rôle de recommandation du W3C vis à vis des développeurs). Dans tous les cas, il ne s'agit aucunement d'imposer une unification des méthodologies de référencement.
Les points communs entre les deux chartes ne m'étonnent pas. Les différences non plus, puisqu'elles ont été rédigées à quatre ans d'intervalle.
Cela ne t'étonnera pas que je me reconnaisse davantage dans la charte de SEMA7. Je la trouve plus claire, plus générale, plus orientée vers la seule finalité qui importe (l'intérêt du client).
Mais je me reconnais dans l'ensemble assez bien aussi dans celle de l'IPEA. Il n'y a pas de contradiction majeure à mon avis.
Le seul défaut de la charte de l'IPEA c'est de s'embourber dans une tentative de définition du spamdexing.
Définir le spamdexing ne servira à rien, et de toute façon c'est une tâche impossible.
Qui plus est, cette tentative de définition du spamdexing reste focalisée sur le seul plan technique...
Aujourd'hui, je pense que l'annexe sur le spamdexing était une erreur qui nous a conduit tout droit à laisser les moteurs de recherche s'immiscer dans les débats sur la déontologie professionnelle des référenceurs. On en paye le prix aujourd'hui, car ça ne choque plus personne (ou presque) de lire dans les "guidelines" de Google France des phrases telles que "Personne (...) ne peut améliorer le classement de votre site Web dans les résultats de recherche", ce qui revient à traiter tous les référenceurs de charlatans...
Est-ce qu'on se mêle, nous, de définir le code professionnel des moteurs de recherche ? de dire aux clients de Google de demander l'avis préalable d'Overture avant d'acheter des Adwords ? D'inciter les clients d'Adwords à demander un "remboursement intégral" de leur campagne "pour quelque raison que ce soit" ?
Pour finir, je dirais que, autant la question de la déontologie m'intéresse et j'estime l'ouverture d'un débat à ce sujet nécessaire, autant la question de l'"éthique" ne m'intéresse absolument pas et n'est en tous cas pas matière à débat.
L'éthique c'est un code de valeurs personnelles, propres à chacun. Il m'arrive fréquemment pour des raisons éthiques de refuser tel ou tel projet. Je n'ai pas à me justifier pour ça, ni besoin d'étaler mes choix éthiques dans ma documentation commerciale, et encore moins besoin d'en discuter avec des confrères.
Sans vouloir polémiquer avec qui que ce soit, mon opinion sur le "référencement éthique" est qu'il s'agit tout simplement de "marketing éthique"...
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#3
Posté 04 octobre 2004 - 08:14
La charte Sema7 apparait pertinent dans sa 1ere partie. Je serais plus reservé sur la 2cde, car on peut tres bien imaginer qu'un prestataire en référencement ne fournisse pas d'outils de reporting ce qui n'a rien à voir avec la déontologie en tant que tel amha.
Concernant la definition du spam par l'Ipea, je ne pense pas que le référencement de site ayant un certain contenu illicite, polemique ou tendancieux soit du spam. Ce peut etre un délit de presse ou tomber sous le coups d'autres lois, mais ce n'est pas specifiquement du spam.
Quand à l'adoption d'un code de déontologie, je me borne à suivre celui que nous affichons.
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#4
Posté 04 octobre 2004 - 08:25
Mais ces cas ne sont pas reconnus par Google, qui dit par exemple : "Évitez les pages satellite (« doorway ») créées exclusivement pour les robots des moteurs de recherche (...)", puis carrément "Une autre pratique illicite consiste à inclure des pages satellite , (doorway) remplies de mots clés sur le site du client."
Actuellement donc, nous en sommes ici : un référenceur respectant l'une ou l'autre charte, avec certainement pleins d'arguments légitimes à ses yeux, n'est pas en accord avec les directives de Google et risque donc de provoquer un blacklistage du site de son client. Sur dénonciation d'un concurrent, par exemple.
Croyez-vous qu'il faille faire pression sur Google pour essayer de faire accepter certaines de vos pratiques ? Quelle proposition pourriez-vous faire qui serait, j'insiste là-dessus, en accord avec la politique de Google (et non seulement en accord avec la volonté des sociétés de référencement) ?
#5
Posté 04 octobre 2004 - 09:34
Je ne pense pas que Google acceptera une quelconque pression. Et même accepter officiellement des entorses à son reglement pourrait etre dangereux, tout le monde se mettant a negliger le contenu pour choisir des techniques "limite".
Par contre Google pourrait amha faire preuve de plus de pragmatisme, en décidant d'un blacklistage seulement quand il y a un préjudice averé ou une menace grave contre la pertinence du moteur. Une mise en demeure des sites suspects pourrait aussi etre envisagée.
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#6
Posté 04 octobre 2004 - 11:08
Sebastien, le 04 Oct 2004, 09:14, a dit :
L'un n'empêche pas l'autre. La médecine est aussi une science après tout
lafleur, le 04 Oct 2004, 09:25, a dit :
...
Actuellement donc, nous en sommes ici : un référenceur respectant l'une ou l'autre charte, avec certainement pleins d'arguments légitimes à ses yeux, n'est pas en accord avec les directives de Google et risque donc de provoquer un blacklistage du site de son client. Sur dénonciation d'un concurrent, par exemple.
La question des pages satellites est un détail. Si l'on suit à la lettre les guidelines de Google, toute action d'optimisation (in-page ou off-page) est interdite de toute façon. Echanger des liens est déjà "illicite" d'après Google.
"Illicite" mais malgré tout autorisé par leur algo. Presque chaque page de résultats de ce moteur en est la preuve.
Je ne pense pas que les référenceurs aient à se positionner vis à vis de tel ou tel moteur dans le cadre de leur reflexion sur la déontologie.
La déontologie du référencement concerne avant tout les relations référenceurs / clients. La question des relations référenceurs / outils de recherche est un autre débat.
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#7
Posté 04 octobre 2004 - 20:54
Cariboo, le 03 Oct 2004, 09:06, a dit :
Et bien il ne leur reste plus qu'à se mettre d'accord sur les textes, puis publier en commun un code à suivre.
C'est peut être plus facile à dire qu'à faire .. certes.
Cariboo, le 03 Oct 2004, 09:06, a dit :
Et puis pourquoi les sociétés de Referencement ne pourraient-elles pas afficher sur leur site de façon visible un petit logo du style "w3c" annonçant qu'elles adhèrent et respectent le code de déontologie (commun) relatif aux pratiques du Référencement.
Pour ma part, je partage et respecte depuis mes débuts les mêmes idées du code de déontologie écrit pas "SEMA7".
Et pour finir, les clients ne sont pas ignorants et s'intéressent de près aux pratiques et méthodes de Référencement de leur site.
Jeff,
#8
Posté 04 octobre 2004 - 21:26
Les auteurs pensent ils réellement que ces qq pages énumérant des évidences vont régler les problemes de leur profession ?
tout cela n'est qu'un pansement sur une jambe de bois ... je suis convaincue que tant que l'on ne se sera pas attaqué aux causes réelles du problème ... on pourra faire tout ce que l'on veut pour en contenir les effets sans résultats ...
Pour ma part, je considère que le developpement d'un site web est une activité pluridiciplinaire, dont le référencement n'est que l'une des ces diciplines ... dès lors elle devrait intégrée au processus de développement ... le "référenceur" participant à toutes les phases de ce processus (specs, conception, réalisation, intégration et validation) ...
Tant que les sociétés de référencements n'arriverons pas à convaincre les entreprises de la nécéssité de participer dès le démarrage du projet (par délégation de consultants ou en prenant en charge la conduite du projet) ...
elles devront se contonner à leur rôle de pompier, contraint à la quadrature du cercle (c'est à dire bien référencer un site qui n'a été ni concu ni réalisé pour cela), avec tous les débordements que cela implique ...
Ce message a été modifié par cendrillon : 04 octobre 2004 - 21:32
#9
Posté 04 octobre 2004 - 22:27
cendrillon, le 04 Oct 2004, 22:26, a dit :
Les auteurs pensent ils réellement que ces qq pages énumérant des évidences vont régler les problemes de leur profession ?
Soyons un peu constructifs. Quels seraient les manques de ces deux documents selon toi, Cendrillon ?
cendrillon, le 04 Oct 2004, 22:26, a dit :
Le problème ? Lequel ? Je ne suis pas de ceux qui pensent que notre profession ne connait aucun problème (même si sur un plan strictement économique, tout va très bien faut le reconnaître), mais de quel problème parles-tu exactement ?
cendrillon, le 04 Oct 2004, 22:26, a dit :
100% d'accord avec toi... sur la dernière partie.
Les sites web qui marchent le mieux ne sont pas pris en charge par des agences généralistes, mais par plusieurs spécialistes pouvant agir dès le début en réelle synergie.
cendrillon, le 04 Oct 2004, 22:26, a dit :
Je suis peut-être pessimiste, mais je pense que ça n'arrivera jamais... Pourtant, c'est pas faute d'essayer. On ne baisse pas les bras pour autant !
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#10
Posté 04 octobre 2004 - 22:31
Citation
Tant que les sociétés de référencements n'arriverons pas à convaincre les entreprises de la nécéssité de participer dès le démarrage du projet (par délégation de consultants ou en prenant en charge la conduite du projet) ...
elles devront se contonner à leur rôle de pompier, contraint à la quadrature du cercle (c'est à dire bien référencer un site qui n'a été ni concu ni réalisé pour cela), avec tous les débordements que cela implique ...
#11
Posté 04 octobre 2004 - 22:47
cendrillon, le 04 Oct 2004, 23:31, a dit :
elles devront se contonner à leur rôle de pompier, contraint à la quadrature du cercle (c'est à dire bien référencer un site qui n'a été ni concu ni réalisé pour cela), avec tous les débordements que cela implique ...
Bien... je repose alors ma question.
Que proposes-tu auquel les référenceurs n'auraient pas encore pensé, Cendrillon ?
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#12
Posté 04 octobre 2004 - 23:25
Citation
le problème ...
Citation
Les sociétés de référencement n’ont-elles pas, elles non plus, un rôle important à jouer en développant des activités de conseil autour de l’optimisation de sites web auprès des web-agencies et des grandes entreprises ?
cet extrait d'une interview d'O. Andrieu à lire ICI illustre assez bien ce que j'essais de dire ...
#13
Posté 04 octobre 2004 - 23:47
Remarque, je ne jette pas forcément la pierre aux webagencies (contrairement à Olivier Andrieu). Je reconnais que la plupart du temps, ils ne sont pas payés pour ça. Il est donc logique qu'ils ne s'en préoccupent pas.
Le marché de la création de sites web est beaucoup plus concurrentiel que celui du référencement, et la pression sur les prix n'est pas la même.
Le rôle de conseil des référenceurs est une évidence pour moi.
Pour revenir au sujet, une fois n'est pas coutume, je vais accorder un point à l'IPEA.
Dans leur charte figure l'obligation de conseil (même si la définition qu'ils en donnent est quasi-insultante pour les référenceurs). Celle-ci ne figure malheureusement pas dans la charte de SEMA7, c'est un manque !
Bref, je reviens à ma question. Que peuvent faire les référenceurs ?
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#14
Posté 05 octobre 2004 - 00:03
Puisque que tu insiste, je vais te dire le fond de ma pensée (qui n'engage que moi) ... je pense qu'O. Andrieu a raison, et qu'a une échéance plus courte que l'on pourrait le penser, le référencement sera, bon grés mal grés intégré dans les développements, par les web agency d'une part et les grandes entreprises d'autre part ...
Les sociétés de référencement devront alors, si elles veulent survivre, soit leur apporter leurs compétences à la manière des SSII (par délégation de personnels spécialisés intégrés aux équipes projets), soit prendre en charge la conduite du projet (et donc intégrer le rôle de "web agency") ...
dès lors plus besoin de "rustines" ... et donc moins de problèmes "déontologiques" ...
bonne nuit ...
#15
Posté 05 octobre 2004 - 08:01
Tout d'abord, définir le code de déontologie devient plus difficile si l'on prend conscience que le métier de référenceur a des contours flous, a connu une évolution rapide dans le passé, et évoluera encore dans le futur...
Or, il est clair que le métier de référenceur évoluera avec le web, et avec les outils de recherche, qui ne seront pas dans dix ans ce qu'ils sont aujourd'hui...
Il y'a deux aspects dans le "référencement", un mot qui à mon avis perd petit à petit tout de son sens initial. Un aspect technique, et un aspect "marketing/communication".
L'aspect technique est totalement tributaire de l'évolution technique extrêmement rapide du web, et de l'évolution encore plus rapide des outils de recherche... L'optimisation des pages webs aujourd'hui est un besoin, parce que les algos des moteurs de recherche ont des limites coupables... Mais demain ?
L'aspect "marketing/communication", alias les méthodes de "génération de trafic", est lui, en passe de se développer et de durer à mon avis...
Bref, il faut sans doute prendre garde à ne pas établir de règles dépassées, et au contraire chercher à se projeter dans l'avenir.
Ensuite, Cendrillon souligne avec force que le code de déontologie ne résout pas les problèmes de fond. C'est juste, le code de déontologie ne sert :
- que comme outil de communication pour une profession "déconsidérée"
- comme "règles internes" pour une organisation professionnelle, pour crédibiliser cette organisation vis à vis des clients et partenaires.
Enfin, un code de déontologie est une "machine à exclure" ceux qui ne jouent pas selon les règles jugées économiquement viables par la profession, ou qui nuisent à son développement.
En ce sens, c'est un outil utile. Mais cela ne résout sans doute pas les problèmes de fond...
#16
Posté 05 octobre 2004 - 11:16
Une catégorie de référenceurs est condamnée à disparaître, ce sont les prestataires techniques, autrement dit les SEO pour reprendre un terme à la mode.
Et j'inclus dans cette catégorie les webagencies et les SSII croyant pouvoir internaliser le référencement et l'industrialiser.
Ca ne se produira pas immédiatement, et les SEO ont probablement encore de beaux jours devant eux.
Le métier de référenceur (peu importe que ce mot ait perdu son sens initial, de toute façon ce ne sont pas les référenceurs qui ont inventé le mot mais deux annuaires français à l'origine) n'est aujourd'hui ni un métier technique ni un métier marketing. Le reférencement est un métier complètement hybride, et c'est ce qui rend son industrialisation impossible.
Je le sais pour avoir essayé à une époque (à mon corps défendant et sous la pression d'actionnaires bornés). Certains d'entre vous se souviennent peut-être de la percée spectaculaire de Fenomen/Snarx, et de sa chute tout aussi spectaculaire...
Aujourd'hui Netbooster fait face aux mêmes contradictions, et je leur souhaite sincèrement de ne pas commettre les erreurs que nous avons commises.
Concernant la fonction des codes de déontologie. Oui, ceux-ci sont principalement à destination des clients. Oui, ils ont aussi une fonction "interne" et l'image de la machine à exclure est juste...
Quand je parlais d'évolution vers de nouveaux standards pour la profession, j'avoue que c'est aussi à ça que je pense. Certaines "clarifications" seront rendues nécessaires un jour. Et s'il faut couper quelques branches mortes pour que l'arbre se renforce...
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#17
Posté 05 octobre 2004 - 21:24
Citation
SEMA7 publiera une liste des sociétés qui respectent et de celles qui ne respectent pas sa charte de déontologie.
lu sur le site de SEMA7
#18
Posté 06 octobre 2004 - 15:34
D'ailleurs, à ce jour, il n'y a toujours pas de liste de sociétés adhérant à la charte sur le site.
Ca me semble de toute façon très compliqué à mettre en oeuvre puisque Sema7 fonctionne selon un principe d'adhésion individuelle.
Personnellement, je serais plutôt favorable à une démarche volontaire du genre de ce que proposait Jeff : fournir un logo que les sociétés peuvent afficher ou non sur leur site ou leur documentation commerciale.
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#19
Posté 06 octobre 2004 - 18:26
Citation
tu ne penses pas que pour que cela ait une quelconque valeur, il serait préférable que cela soit une sorte de label, que l'on "gagne" suite un audit (un peu comme le label ISO), renouvelable tous les x années ?
sinon, s'il suffit de mettre le logo sur son site ...
#20
Posté 06 octobre 2004 - 18:57
cendrillon, le 06 Oct 2004, 19:26, a dit :
sinon, s'il suffit de mettre le logo sur son site ...
L'affichage volontaire de l'acceptation d'une charte peut déjà constituer une sorte d'obligation pour la société qui ferait ce choix, sans forcément rentrer dans une logique normative de type ISO.
Les clients voient ce genre de choses et en tiennent compte. Pour exemple, mon appartenance personnelle à Sema7 conduit parfois certains clients à me demander que la charte de Sema7 soit intégrée aux contrats (ce qui ne pose aucun problème concernant ma société).
L'objectif reste avant tout la protection des clients. Au delà de la charte, les procédures de règlements des litiges vont aussi dans ce sens.
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