1 : Audit, 2 : Analyse, 3 : Positionnement = Les clés du référencement

As du Web est une société marseillaise créée en 2000 qui vous propose d’étudier toutes les problématiques en fonction du marché et de sa concurrence pour obtenir un positionnement le plus pertinent possible.

Son objectif est de créer pour les sites de ses clients du trafic utile et qui génère le meilleur retour sur investissement possible.

Webmaster-Hub : Jean-Yves Delfino, pouvez-vous vous présenter à la communauté ?


Jean-Yves Delfino : J’ai 45 ans, après une formation en sciences du langage j’ai essentiellement travaillé dans des entreprises que j’avais créées. C’est en 1996 après avoir géré un service minitel ayant migré sur le net que j’ai rencontré ma première problématique de référencement . Assez naturellement j’ai pris en charge le référencement d’autres sites en en faisant mon activité principale.

En 2000 j’ai créé 123-position avec un associé issu de la publicité.
D’autres associés nous ont rejoint et à ce jour la société compte 11 personnes travaillant dans l’univers élargi du référencement ( référencement naturel , liens sponsorisés et web-marketing).

W. H. : Quelle(s) type(s) de prestation(s) proposez vous pour améliorer le netlinking de vos clients ?

J-Y. D. : Tout dépend de la « situation » du site de notre client.

On essaie de mettre en avant ses avantages concurrentiels en utilisant lorsque cela est possible du linkbaiting (c’est l’originalité du contenu et sa mise en scène qui va générer un afflux spontané de liens entrants).

Bien évidement on cherche à obtenir pour nos clients des liens ciblés affirmant plus encore leur légitimité (pour les moteurs comme pour les internautes) dans leur domaine d’activité La structure des liens internes du site est également prise en compte.

W. H. : Qu’elle est votre définition du mot : « Référencement » ?

J-Y. D. : Au sens premier du terme le référencement c’est le fait d’être indéxé dans un outil de recherche (dans une acception équivalente à celle de la grande distribution où on est référencé par une enseigne). Par extension j’utilise ce mot comme à peu près tout le monde pour désigner également de travail d’optimisation permettant un positionnement d’un site (ou de pages) à des requêtes.

W. H. : Quel est le rôle des liens dans le référencement ?

J-Y. D. : Difficile d’y répondre en quelques phrases, c’était le thème de mon intervention lors du dernier W3 campus que vous avez organisé.
Je l’ai mis en ligne sur un petit blog qui est (et surtout sera bientôt lorsque j’aurais un peu plus de temps à y consacrer ) dédié justement aux liens à cette adresse rôle des liens dans le référencement.

W. H. : Vous marquez un point. Vous me rappeler que je dois mettre en ligne les minutes de chaque intervenant sur le site.

Les liens sont essentiels dans le référencement parce qu’ils renseignent le moteur (comme le visiteur) en désignant avec des mots clés le site vers lequel ils pointent. Cette information qualifiante est précieuse pour le moteur tant pour les liens internes d’un site que pour les liens externes supposés être plus impartiaux…

Les liens sont moins manipulables à l’évidence que les métas keywords et sont produits a priori par des webmasters différents.
De plus ils peuvent aussi et surtout (il ne faut pas l’oublier car c’est leur vocation première) générer de vraies visites très qualifiées. Si le poids des liens dans le référencement change à terme les visiteurs qu’ils véhiculent seront toujours là…

W. H. : Faut-il privilégier les liens entre site de même thématique ou la quantité de liens pointant vers une page ?

J-Y. D. : On a envie de répondre les 2. De nombreux sites sont encore très bien positionnés avec des échanges de liens massifs et non ciblés car il est facile pour un moteur d’identifier que 2 thématiques sont liées mais il lui est plus difficile d’établir que 2 sites n’ont aucun rapport entre eux vu (d’autant que chaque site peut aborder des thématiques multiples) .

Il est évident que les liens ciblés sont ou seront beaucoup plus importants pour les moteurs. Un site pointé par des spécialistes est a priori un site de référence. Un site listé de façon quasi automatique dans des centaines d’annuaires ou de page de liens n’offre (toujours a priori) aucune garantie de sérieux et de pertinence. Si vous voulez bâtir une stratégie de Neltinking durable privilégiez les liens ciblés !

W. H. : Quel est votre opinion sur le PR ? Qu’elle importance y attachez-vous ?

J-Y. D. : Contrairement à ce que je peux lire ici ou là le PR est pour moi très important. Si Google fait la chasse à tout ce qui peut contribuer selon lui à le manipuler c’est justement parce qu’il s’agit d’un critère important.

  • Il contribue très fortement à l’indexation de sites volumineux (arborescence à plusieurs niveaux) il favorise une mise à jour plus rapide (crawls en général plus fréquents même si d’autres facteurs interviennent), et force est de constater (même si cela est sur le fonds très discutable) qu’il aide souvent à faire des échanges de liens (on ne prête qu’aux riches…).
  • En mars au dernier W3 campus je faisais part de la probabilité que Google se protège de la manipulation (achats, échanges) du PR en ne l’affichant plus. A cette heure son export (la mise à jour de la petite barre verte) ne s’est toujours pas produit alors qu’il aurait du avoir lieu il y a 2 mois selon les cycles précédents et l’idée que Google pourrait ne plus donner cette information fait son chemin
  • Le PR est sans doute très perfectible ( le poids lié au nombre de liens par exemple est à mon avis largement sous-évalué par rapport au poids d’un seul lien ayant un fort PR) il évoluera sans doute, s’appellera peut être autrement ( Google pourrait le rebaptiser « Universal Ranking » pour rester fidèle à sa vision du monde) . Il est en tous cas important aujourd’hui même s’il est vrai qu’il l’est moins auparavant du fait même du très grand nombre de facteurs qui interagissent pour classer un site.

On cite souvent des exemples de sites placés devant des concurrents ayant des PR plus faibles. Il faut prendre en compte le fait que l’export (visible) n’est peut être pas le reflet du poids du site à l’instant T, que la page qui ressort est souvent issue d’un site dont la home page à un très fort PR (même si un PR se mesure sur page et pas sur la home…)

En tous cas le Page Rank fait parler de lui et abandonner ce repère peut laisser la place à un concurrent qui utiliserait un nouvel indice de « valeur » et inciterait beaucoup d’utilisateurs de la toolbar de Google à ne plus l’utiliser…

W. H. : Que pensez-vous de la « recherche universelle » prônée par Google ?

J-Y. D. : Il s’agit en fait d’une recherche universelle … dans les outils de Google. Donc à moins de considérer que Google EST l’univers (ou que ses outils rendent compte de l’univers dans son intégralité) la sur-promesse d’une recherche universelle ne peut que décevoir.

Je dirais avant tout que c’est un bel effet d’annonce. L’idée de départ est très intéressante. Si je tape le mots « fleurs » quelle est mon attente ? En offrir, trouver un article de botanique, un livre sur le sujet, voir des photos ? S’il m’est donné la possibilité de redéfinir ou de préciser ma requête j’aurais sans doute un résultat plus conforme à mon attente. Si en revanche on tente de me donner dans les réponses toutes les possibilités je risque de trouver les résultats non pertinents du fait du bruit généré sauf si le moteur pense connaitre mes centres d’intérêt parce qu’il a mémorisé mes recherches précédentes ou lit mon courrier…

Ceci étant il va de soi que cette présentation des résultats implique forcément une adaptation dans les stratégies de référencement.

W. H. : Qu’elles évolutions voyez-vous pour le référencement dans les années à venir ?

J-Y. D. : Devant des réponses de plus en plus personnalisées selon le profil connu de l’internaute (ce qu’on peut déjà remarquer lorsqu’on est logué avec un compte gmail par exemple) , il faudra appréhender le référencement différemment.

Le référenceur devra se positionner de plus en plus en conseil d’une stratégie plutôt qu’en technicien utilisant des recettes magiques.

Par ailleurs la tentation de monétiser plus encore les clics des internautes va pousser les moteurs de recherche à donner une part aux réponses naturelles encore plus réduite, la limite étant leur pertinence aux yeux des internautes. Ceci étant le nombre d’annonceurs toujours croissant peut laisser imaginer un moteur essentiellement alimenté par des réponses payantes qui resterait pertinent d’autant que les annonceurs ont tout intérêt à ne payer que pour des visites ciblées…

W. H. : Le link building peut il devenir un métier à part entière ?

J-Y. D. : Sans aucun doute et c’est déjà le cas depuis longtemps aux états-unis : Eric Ward , Jim Boykin et quelques autres SEO se sont spécialisés dans cette approche.

Cette activité prend de plus en plus de temps et est très stratégique. Les liens entrants favorisent le référencement c’est bien connu, mais au delà de l’influence qu’ils peuvent avoir sur le PageRank et/ou dans le positionnement d’une combinaison de mots clés ils seront de plus en plus à prendre pour ce qu’ils étaient à l’origine : une source de contacts qualifiés voire de partenariats .

Les vrais liens tissés (je ne parle pas des liens placés en bas de page ou dans une page dédiée qui en contient des centaines) sont une assurance que tout chargé de référencement devrait prendre en compte pour pallier les aléas du trafic issu des moteurs de recherche. Ils sont une source de visites ciblées et régulières. Mais avoir de vrais liens demande du temps et de produire un contenu de qualité.. Le rôle du « Backlink builder » sera donc aussi de conseiller son client et de l’aider à mettre en valeur son savoir-faire, son originalité etc.

W. H. : Quels conseils donneriez-vous à une personne qui vous dirait : « J’aimerais devenir SEO  » ?

J-Y. D. : Je lui dirai d’essayer de comprendre autant que possible la logique des moteurs en se mettant à leur place. Ce point de vue nous éclaire très souvent sur les critères qui sont importants (car pertinents) et peut donner également une idée des techniques à éviter car potentiellement suspectes (ou facilement détectables…).

Ensuite il faut être à la fois curieux et observateur, enfin il faut savoir correctement gérer le stress de ce métier. Des pages très bien placées aujourd’hui peuvent disparaitre ou presque demain. Il faut savoir à la fois l’expliquer au client et savoir garder confiance dans les choix que l’on a fait ( ou les remettre en question).

A ce titre il faut avoir beaucoup d’humilité car dans ce métier rien n’est sûr ni définitivement acquis.

W. H. : Voyez vous à plus ou moins brève échéance une redistribution des parts de marché des moteurs ?

J-Y. D. : Ma boule de cristal me dit qu’une place est disponible pour un nouvel entrant. Tout d’abord en réaction à une situation monopolistique qui touche aujourd’hui Google comme Microsoft dans un autre registre hier.

L’attrait d’un nouvel entrant qui proposerait une technologie différente attirerait d’autant plus facilement la sympathie des internautes. Cet attrait de la nouveauté ne peut bénéficier aujourd’hui à Yahoo ou à Live (MSN) même s’ils venaient à modifier considérablement leur technologie. Néanmoins il faut compter avec la capacité de Google à verrouiller son marché par exemple en multipliant les applications qui fidéliseront les internautes même si elles n’ont plus rien à voir avoir son moteur de recherche.

W. H. : Ces derniers temps fleurissent des billets sur le thème « le SEO, c’est fini ! », à l’extrême, nous avons les tenants du « Le référencement vivra » : ne peut-on pas envisager que le métier de référenceur soit de plus en plus lié à celui de webmarketeur (SEO + SEM) ?

J-Y. D. : Oui c’est d’ailleurs une orientation que nous avons prise il y a plus de 2 ans. Les canaux de diffusions se sont multipliés (forum, blog, RSS…) s’ajoutant à l’affiliation, aux bannières (classiques ou pas) à l’e-mailing…Chaque canal peut avoir un intérêt direct ou indirect pour le référencement « naturel » mais chacun à sa logique , une forme à respecter un type d’écriture.

Par exemple un bon blog pourra générer de nombreux liens naturels, être repris par d’autres sites ou blogs (Trackbacks ou RSS par exemple), il pourra permettre une liberté de ton qui fait appel à des mots différents de ceux employés dans des sites institutionnels (et donc ressortir sur d’autres mots clés) encore faut-il qu’il soit proposé au client à un moment donné.

Le webmarketeur-référenceur peut suggérer ce canal ou accompagner son client plus loin dans ce projet si son agence en a les compétences et si cela se justifie bien sûr. S’il ne propose pas de solution complète de webmarketing le référenceur doit au moins pouvoir travailler avec une agence spécialisée et connaitre la stratégie du client.

W. H. : Combien de temps vous faut-il escompter pour qu’un site soit référencé par vos soins ?

J-Y. D. : Il faudrait définir préalablement ce qu’est le référencement. A sa naissance un site n’est pas naturellement indexé par les moteurs c’est la première phase qui prend de quelques heures (c’est rare mais ça arrive) à quelques jours sauf pour des sites très volumineux avec une arborescence comprenant plusieurs niveaux et où il faut souvent compter plusieurs semaines voire plusieurs mois pour que l’intégralité du site soit entièrement visitée et indexée par les moteurs (ce délai est beaucoup plus court pour les sites déjà connus des moteurs et bénéficiant de liens entrants de « qualité »).

Pour rendre le site visible aux mots métiers du client il faut compter environ deux ou trois mois (parfois même un peu plus) pour obtenir des résultats significatifs et durables.

W. H. : Pourquoi la société s’appelle : « As du web » et non pas « 123position » ?

J-Y. D. : Le nom AS DU WEB a été trouvé par mon associé qui l’a proposé comme une boutade au moment ou on listait des noms commençant par « A« … . J’ai choisi 123position car ce nom pouvait à la fois assurer un bon classement dans les annuaires, parce qu’il correspondait à une offre que nous souhaitions lancer en 2000 (un paiement conditionné par une présence dans les 3 premières pages des moteurs, donc une offre garantie pour le client) et enfin pour son côté international.

Pour l’anecdote j’avais également déposé 1ereposition.com mais j’ai découvert quelques jours plus tard que quelqu’un postait dans un forum avec une variante orthographique… je lui ai naturellement laissé l’usage de ce nom car sa variante avait été déposée avant et cela n’aurait pas été très fair-play de ma part de l’utiliser.

W. H. : Nous avons eu l’occasion de vous rendre visite dans vos locaux. Visiblement votre « team » est plutôt masculine. Pensez-vous que le webmastering soit plutôt un métier d’homme ?

J-Y. D. : Depuis votre visite nous avons intégré 3 nouvelles collaboratrices … Il est clair que la population est globalement plutôt masculine dans nos métiers. On trouve une proportion plus forte de femmes dans les métiers du design (tout ce qui est carrosserie) les hommes se croyant plus disposés à s’occuper des moteurs. 😉

Note de l’interviewer : Encore une fois on compare le web à une voiture.

W. H. : Quelle explication pouvez-vous donner (à votre avis) sur le constat que l’on peut faire sur la minorité de la gent féminine dans le domaine du webmastering en général ?

J-Y. D. : Sincèrement aucune. J’essaierai de réfléchir à la question …

W. H : Nous vous laissons donc à votre réflexion, et vous invitons a venir nous donner le contenu de vos pensées un peu plus tard.

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