Le panorama du Web

Sunny Paris, Directeur Recherche et Développement et co-fondateur de Weborama est aujourd’hui notre interviewé. La société Weborama offre des outils statistiques, votes, référencement, rémunérations, chat, redirection, classement etc… Ils se présentent comme  » Le couteau suisse du web »

Webmaster Hub : Pouvez-vous nous présenter la société Weborama en quelques lignes ?


Sunny Paris : Depuis 1998, Weborama fournit gratuitement aux webmestres différents services leur permettant de mesurer et de qualifier leur audience, promouvoir leur site et développer son interactivité :

• Weboscope Free, un service de mesure et de qualification d’audience,

• Weborama.fr, l’annuaire des meilleurs sites francophones. Le classement est effectué selon la pertinence des sites, en termes de trafic (Classement Visiteur) et de popularité auprès des internautes (Classement Passion). Weborama.fr propose également un classement spécial dédié aux meilleurs blogs francophones.

• des outils de sondage, de vote et de chat.

• Les Nouvelles de l’Internet, un service permettant de diffuser sur Weborama.fr l’actualité de votre site,

• Rue du Net : un service de redirection d’URL permettant l’utilisation d’une adresse fixe.

Depuis juin 2006, nous proposons également aux webmestres W-in-Text, un format de publicité contextuelle qui s’affiche directement dans le contenu du site, sous la forme d’un lien souligné, et nous rémunérons l’éditeur du site à hauteur de 50% des commissions nettes perçues par Weborama. Nous avons passé des accords avec Yahoo Search Marketing et Miva côté annonceurs

En parallèle, Weborama a développé en B-to-B une offre exclusive pour les annonceurs, les éditeurs et les agences, fondée sur des technologies de pointe, propriétaires et brevetées qui leur permet :

• de mesurer l’audience de leurs sites.

• de suivre en temps réel la performance de leur campagnes publicitaires.

• de mesurer la pertinence de leur média-planning

• de cibler et d’adapter le contenu des publicités en fonction du profil de l’internaute.

Weborama a plus de 300 clients grands comptes, en France et en Europe. Elle a reçu le label « société innovante » par Oseo ANVAR, et figure aux palmarès français et européen du Deloitte Technology Fast.

Weborama est cotée depuis juin 2006 sur Alternext.

W. H. : La société Weborama représente combien de personnes réparties sur combien de pays ?

S. P. : Weborama compte en France 25 salariés, et 3 dans sa filiale Espagnole, Weborama Iberica.

Des recrutements sont prévus en 2007 dans les départements développement et ventes.

W. H. : Combien de webmasters font aujourd’hui confiance à vos services ?

S. P. : A ce jour près de 60 000 webmasters utilisent les services gratuits de Weborama, en France comme à l’international.

W. H. : Lancée en 1999, la société Weborama a été une des pionnières dans la mesure d’audience, quel était le modèle économique mis en place à l’origine sachant que le service était gratuit ?

S. P. : Tous les services proposés gratuitement aux webmestres sont fournis en contrepartie de la mise à disposition de Weborama d’un espace promotionnel sur leur site. Tout est fait pour que cette publicité soit le moins intrusive possible : l’internaute est exposé une seule fois par session, et la publicité est qualifiée en fonction du contenu de votre site et du profil de l’internaute.

Pour ceux qui sont vraiment allergiques à la publicité sur leur site, nous proposons une version Premium payante, avec logo Weborama et sans publicité, qui va de 50 € à 1000 € par an en fonction du trafic.

W. H. : Quel est le pourcentage de sites « amateurs » par rapport aux sites « professionnels » dans vos clients ?

S. P. : Sur l’ensemble des sites inscrits, nous comptons 28% de sites professionnels et institutionnels, 9% de sites associatifs et 63% de sites amateurs.

W. H. : Quelle est la proportion clients/utilisateurs gratuits de votre service ?

S. P. : Nous avons 300 clients payants, dont de nombreuses sociétés du CAC 40, et pas loin de 60 000 utilisateurs gratuits, cela qui nous fait un rapport de 1/200.

W. H. : Weborama est disponible en combien de langue ?

S. P. : Nos solutions sont disponibles en 5 langues : français, anglais, espagnol, portugais, italien.

W. H. : En 2004 vous faisiez : 2 millions d’internautes uniques par jour sur un ensemble de plus de 50 000 sites, soit un taux de couverture supérieur à 40%, avez-vous les chiffres de 2005 ?

S. P. : Les dernières études datant de cet été nous donnent un taux de couverture de 50% en hausse de 10 points.

W. H. : Quelle a été l’évolution de votre Chiffre d’Affaires sur les trois dernières années ? Quelle est la prévision pour 2006 ?

S. P. :

2003 2004 2005
1,385 M€ 1,822 M€ 2,609 M€
+ 32% + 43%

Nous ne fournissons pas de prévisions sur nos résultats, il faut se reporter aux prévisions des analystes qui nous situent entre 3,5 et 3,8 M€ sur 2006. Historiquement Weborama multiplie son chiffre d’affaire par 2 tous les 2 ans.

W. H. : Vous proposez des campagnes publicitaires, si un webmaster vous sollicite pour être diffuseur demandez vous des références à savoir le nombre de pages/vues par jour, nombre de visiteurs/unique pour l’accepter ?

S. P. : Nous ne sommes pas une régie publicitaire, nous proposons des services aux webmestres et en contrepartie de ces services nous affichons un peu de publicité sur le site du webmestre. Le seul service rémunéré proposé par Weborama est W-in-Text pour lequel nous avons un rôle d’intégrateur technologique. Nous assemblons des briques, nous les enrichissons en rajoutant de la haute disponibilité, du ciblage de l’analyse sémantique pour proposer à la fin un produit à forte valeur ajoutée. Nous travaillons beaucoup à l’amélioration de W-in-Text

W. H. : Si une société souhaite publier sa campagne sur des sites bien précis êtes-vous en mesure de le satisfaire ?

S. P. : Nous ne proposons pas de ciblage directement sur un site, nous proposons de cibler sur des critères socio-démographiques grâce à notre technologie Wousdat™ ou sur 31 thématique différentes. Nous avons développé avec notre partenaire commercial C-Marketing une offre ciblée sur l’internaute. Nous proposons aux annonceurs grâce à nos technologies de toucher directement des internautes dans leur cible. Nous ne vendons pas des pap sur des sites.

W. H. : Les pop-up ne sont pas appréciées par les internautes, pourquoi utilisez vous toujours ce procédé sur votre service gratuit de statistiques ?

S. P. : Nous n’utilisons pas de pop-up mais des pop-under, la différence est importante car le pop-under ne perturbe pas votre navigation. Nous avons aussi inventé le format Slide-in qui est une marque déposée de Weborama et qui permet d’afficher de la publicité tout en limitant l’intrusivité.

W. H. : Avez-vous souffert de la sortie de services gratuits comme Google Analytics ?

S. P. : Sur les clients professionnels, pas vraiment, car ils sont surtout à la recherche de services et d’accompagnement, de proximité de la part de leur mesureur et surtout ils ne savent pas trop quel degré de confidentialité une solution comme Google Analytics va réserver à leurs données. N’oublions pas qu’un nombre important de nos clients sont des banques, avec une problématique de sécurité très poussée, et qu’ils nous demandent même d’héberger nos solutions sur leurs propres serveurs, dans leur propre architecture !

Sur les utilisateurs gratuits, nous n’avons constaté aucune hémorragie sur nos clients existants, ni de chute massive dans les inscriptions de nouveaux utilisateurs, depuis la sortie de Google Analytics.

Mais nous ne sous-estimons pas la puissance de frappe et la qualité de la solution de Google, ce qui nous oblige à améliorer sans cesse nos outils et proposer des fonctions que ne propose pas Google, comme le profil socio-démographique des visiteurs, les données en temps réel, etc

W. H. : Pensez vous que l’analyse d’audience est suffisamment exploitée aujourd’hui ?

S. P. : Nous sentons bien que la mesure d’audience, comme celle des campagnes publicitaires online, devient un enjeu de plus en plus important pour les entreprises, ce qui va de pair avec des investissements publicitaires croissants sur Internet et un besoin de tout mesurer, contrôler, et in fine optimiser.

Mais nous sentons également que les clients sont parfois un peu perdus devant toutes les informations dont ils disposent (un luxe que n’ont pas les annonceurs dans les autres media plus traditionnels) : affichages, taux de clic, taux de transformation, analyse post view, parcours type des internautes sur le site, durée moyenne, profondeur de visite, etc… Un langage nouveau pour eux, et des compétences nouvelles à acquérir pour traduire toutes ces informations en mesures d’amélioration concrètes de leurs sites, leurs campagnes, leur média-planning.

C’est pour répondre à ces besoins que Weborama a développé son pôle conseil, qui accompagne les annonceurs dans leur démarche online, en leur fournissant des bilans de campagnes à la fois synthétiques et détaillés à partir des mesures que nous avons effectuées, ces bilans comportent souvent des recommandations opérationnelles.

D’autres études parues aux Etats-Unis montrent par ailleurs qu’après avoir acquis de la technologie et des outils de mesure sophistiqués, les entreprises doivent maintenant mettre l’accent sur l’acquisition des compétences nécessaires, qu’elles soient internes ou externalisées, le débat n’est pas encore tranché sur ce sujet, et notamment des hommes d’un profil plutôt marketing, pour traduire en plan d’actions concrets tous les enseignements issus de leurs solutions de mesure d’audience.

W. H. : Avez-vous une politique, si oui laquelle, pour faire face contre les fraudes au niveau des votes ?

S. P. : Nous avons bien entendu un système très pointu de détection de la fraude avec de nombreux points de vérification et de contrôle. Les webmestres sont parfois d’une ingéniosité et d’une technicité rare quand il s’agit de mettre en place un système de triche. Nos 8 ans d’expérience dans le domaine nous ont beaucoup appris. Après il est toujours difficile d’empêcher certains sites de s’allier entre eux et de se faire des votes croisés, mais il faut être très motivé, surtout que nous effaçons les votes au bout de 90 jours. Ce qui est finalement étonnant c’est que des sites essayent de tricher alors qu’il n’y a rien à gagner. Notre conseil serait de se concentrer plutôt sur la qualité de leur site, les votes viendront ensuite.

W. H. : Comment vous positionniez-vous face à la concurrence ? en particulier Xiti et eStat Spyword ? A côté, quelle est l’évolution du nombre de clients ?

S. P. : Sur la partie gratuite, nous avons actuellement le plus grand nombre de webmasters inscrits à nos services et nous sommes très présents dans le monde hispanophone, Espagne et Amérique du sud.

Nous avons probablement moins de clients professionnels que nos concurrents Français mais notre offre professionnelle s’adresse principalement aux grands comptes. A titre d’exemple nous auditons la BNP, la société générale, Veolia water, PSA à l’échelle mondiale et 50% des sociétés du CAC40 sont clientes de Weborama.

C’est ce type de client qui attire toute notre attention car ce sont pour ces clients là que nous avons la plus forte valeur ajoutée.

W. H. : Quel est le pourcentage d’internaute qui arrivent directement sur votre site par rapport à ceux qui suivent un lien diffusant votre logo ?

S. P. : Les internautes viennent pour près d’un tiers (30%) après avoir cliqué sur un logo, une bannière ou un lien pointant vers Weborama ; 37% viennent depuis les moteurs ; et les 33 autres % sont arrivés directement.

W. H. : Est-il possible de déterminer le profil type des visiteurs de son site ?

S. P. : Grâce à notre mega-panel de 300.000 internautes qualifiés, Weborama est la seule société à proposer aux webmestres des données liées au profil socio-démographique des visiteurs (âge, sexe, CSP). En plus de cela nous proposons, dans notre offre professionnelle, des outils de segmentation des visiteurs. Enfin nous fournissons des données plus traditionnelles sur le pays, la région, le type de connexion, le niveau d’équipement de l’internaute pour visiter le site.

W. H. : Travaillez-vous votre référencement naturel ?

Si oui, l’avez vous internalisé ou travaillez vous avec une agence ?

S. P. : Le référencement naturel de tous les sites de Weborama est géré en interne. Nos outils nous permettent en particulier de comparer le trafic issu de notre référencement naturel avec celui issu des liens sponsorisés.

W. H. : De combien de personnes est composée l’équipe de votre site ?

S. P. : 4 personnes (2 en front office, 2 pour la gestion des webmestres et l’animation des forums) travaillent à la gestion du site en dehors de l’équipe technique à proprement parler.

W. H. : Les statistiques de mesures d’audience sont encore assez peu utilisées par les référenceurs. Voyez-vous une raison à cela ?

S. P. : Les référenceurs sont surtout concernés sur la génération de trafic : combien de visiteurs ils vont apporter au site dont ils gèrent le référencement. Après, savoir quel type d’internautes ils dirigent vers le site, connaitre leurs motivations, voir comment ils circulent sur le site, est secondaire pour eux, et ils laissent ça au responsable du site.

Notre expérience nous montre quand même qu’ils sont très curieux de connaître les requêtes tapées par les internautes sur les moteurs, données fournies par nos solutions, qu’ils comparent aux mots-clés qu’ils soumettent aux différents moteurs de recherche.

Quand aux référenceurs « naturels », c’est surtout le contenu des pages qui les intéressent, pour trouver les bons meta-keywords et les bonnes meta-description. Les données d’audience n’ont que peu d’incidence sur leur travail.

Cela dit, il a été prouvé que la qualité des clics et des conversions d’une campagne de référencement, qu’il soit naturel ou payant, allaient de pair avec l’adéquation entre le mot-clé et la page d’arrivée. D’où la nécessité pour les référenceurs d’étudier d’un peu plus près la nature des pages d’arrivée et le volume de trafic qu’elles reçoivent pour améliorer leur propre travail.

W. H. : Avez-vous des projets pour y remédier ?

S. P. : Weborama est actuellement la société française la plus pointue en terme de mesure d’efficacité de la publicité en ligne et nous avons vocation à proposer à l’ensemble des intervenants du marché : annonceurs, agences, SEO les meilleurs outils. Nos équipes d’ingénieurs développent et continueront de développer des outils adaptés à chacun de ces acteurs pour faire de Weborama l’acteur incontournable de ce marché.

W. H. : Est-il dans vos projets d’offrir à vos clients une analyse personnalisée et plus complète (concurrentielle) de leurs statistiques dans leur domaine et leur thématique et ainsi proposer une stratégie web (référencement) et marketing afin de répondre aux besoins les plus complexes des clients ?

S. P. : C’est déjà le cas. Nous accompagnons depuis quelques mois, voire quelques années pour certains de nos clients, qui figurent parmi les annonceurs majeurs sur Internet, dans leur stratégie de communication online.

Nous leur faisons des bilans de campagnes personnalisés, des recommandations opérationnelles pour améliorer concrètement leur référencement comme leurs campagnes, au CPM ou CPC, tant au niveau du mix de supports publicitaires que des formats publicitaires ou de messages.

C’est ce qui nous a également conduit à développer de nouvelles fonctionnalités dans nos outils, comme l’analyse post view, qui permet, entre autres, de suivre les actions des internautes même s’ils n’ont été qu’exposé à une bannière, et qu’ils n’ont pas cliqué.

L’étude post view permet également de déterminer le capping optimal, et le seuil de répétition d’un même message à partir duquel il devient moins efficace ; mais également les taux de recouvrement d’un support à l’autre, ce qui évite de dépenser le même budget sur 2 sites différents, pour au final toucher un seul et même internaute. Enfin, grâce à notre mega-panel et notre base Wousdat de 22 millions de profils anonymes qualifiés, nous sommes les seuls en mesure de donner des informations socio-démographiques sur les internautes exposés, et de vérifier s’ils sont bien en phase avec la cible recherchée par l’annonceur.

Toutes ces informations sont capitales pour optimiser son médiaplanning et allouer au mieux son budget publicitaire sur Internet.

W. H. : Pensez-vous développer des services de stats pour les flux RSS/XML ?

S. P. : Nous sommes d’ores et déjà capables de mesurer l’appel à des flux rss ou xml.

W. H. : Comment assurer une mesure d’audience fiable avec les contenus AJAX ?

S. P. : L’Ajax n’est pas un problème, du point de vue de la mesure d’audience. Un site utilisant Ajax est l’équivalent d’un site en flash et Weborama a été la première société au monde, y compris avant les Américains, à mesurer les séquences flash. Le principe est ici non plus de mesurer des pages vues mais bien directement des événements.

W. H. : Avez-vous dans vos cartons des projets pour enrichir la partie référencement de vos reporting ? Je pense notamment à la possibilité de séparer le trafic moteur : ceux qui ont coché « Pages : France » sur Google par exemple, ceux qui viennent de Google Image ou de Google News

S. P. : Aujourd’hui nous avons l’offre la plus pointue qui existe en termes de référencement avec la capacité de vous indiquer pour votre site mais aussi pour chaque rubrique ou page de votre site : le trafic généré par moteur, famille de moteur ou technologie de moteur (index). Et pour chaque moteur, pour chaque page, nous fournissons la liste des requêtes utilisées par les internautes. Pour nous le trafic issu de Google News ou de Google image n’est pas un trafic issu d’un moteur de recherche mais un trafic issu d’un site web comme un autre et nous sommes bien évidemment capables de l’indiquer.

W. H. : Quel est votre sentiment sur l’arrivée de nouveaux concurrents en France (ex Omniture)

S. P. : Le marché de la mesure d’audience a jusque là été dominé par les acteurs français, même si Webtrends est présent de longue date, surtout à travers sa solution par logs. L’arrivée de concurrents américains tels que Omniture ou WebSideStory va renforcer la compétition sur l’acquisition de nouveaux clients, c’est sûr, mais ils n’auront ni la proximité ni les capacités de conseil et d’accompagnement que propose un acteur local. Par ailleurs, leurs solutions sont peut-être un peu surdimensionnées par rapport aux besoins actuels du marché français, et surtout leur positionnement en termes de prix est très élevé pour le moment.

A l’occasion de la sortie de WReport fin 2005, nous avions axé notre campagne sur l’idée que « trop d’info tue l’info », car c’est ce qui était ressorti de nos focus groups menés auprès de clients et prospects. L’idée n’est vraiment plus d’accumuler le maximum d’indicateurs, dont la profusion les rend finalement inexploitables, mais de repérer quels sont les plus pertinents par rapports à son métier et aux objectifs assignés à son site, et de savoir comment les exploiter ensuite de façon opérationnelle. Et ces gros acteurs américains, dont les équipes sont limitées en France, ne pourront pas apporter pleinement cette dimension conseil à leurs clients.

Nous leur souhaitons néanmoins la bienvenue en France, cela ne pourra que nous inciter à nous améliorer, et faire prendre conscience au marché, s’il était encore besoin de le démontrer, de l’importance de la mesure d’audience et de performance dans toute activité online.

W. H. : Est-il dans les projets de Weborama de diffuser des publications de baromètres étrangers ?

S. P. : Nous avons ouvert il y a un an une version espagnole de Weborama.fr, disponible sur top.weboscope.com.

Au Portugal, nous avons un partenariat avec Marktest. Marktest Ltda est l’entité qui au Portugal édite le classement des sites Internet portugais sur la base de leur fréquentation en termes de pages vues, visites et visiteurs uniques. La mesure de ces sites est technologiquement réalisée par la solution de mesure d’audience de Weborama (basée sur des tags). Les sites souhaitant participer à l’étude devront installer sur les pages à auditer les marqueurs de la solution Weborama en respectant un processus d’installation établi et audité par Marktest.

En France, nous avons un projet de publication de baromètre français, qui sera publié régulièrement sur notre site, et qui consolidera les indicateurs majeurs fournis par nos solutions de l’ensemble de nos utilisateurs.

Nous travaillons enfin avec le magazine e-Commerce & VAD (groupe Editialis), qui publie régulièrement un focus thématique sur les centres d’intérêt et les habitudes de connexion d’une catégorie spécifique d’internautes (les séniors, les juniors, les hommes, les femmes, etc…)

W.H. : La version 7 de Xiti passera de RC à version commerciale avant la fin du mois. Pensez-vous prochainement développer une nouvelle interface avec plus de mesures ?

S.P. : WReport est sorti fin 2005, et il est un peu tôt pour procéder déjà à une refonte de ce produit.

Nous travaillons en ce moment surtout à l’enrichissement d’AdperfTM, notre adserver annonceur, qui offre une vision complète de sa campagne online, depuis la diffusion ciblée jusqu’à la mesure et le suivi de performance.

AdperfTM permet un suivi de l’affichage jusqu’à la transformation et le panier moyen généré par client. Nous venons d’introduire de nouvelles fonctions comme l’analyse post view, le testing A/B, les points de passage pour définir l’entonnoir de conversion, les représentations graphiques.

Nous ne voulons pas céder au syndrome Windows, et fournir une multitude d’indicateurs gadgets qui ne seront utilisés par personne, qui seront plus confusants qu’autre chose et rendent in fine l’utilisation de notre service plus complexe sans la rendre plus utile pour autant.

Nous ne voulons surtout pas céder à la course à la fonctionnalité avec nos concurrents, mais au contraire fournir les indicateurs les plus pertinents que notre expérience auprès de tous nos clients depuis des années nous a permis d’identifier. Nous préférons travailler sur de nouvelles fonctions en avance sur leur temps (typiquement les fonctionnalités de post view d’AdperfTM).

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