Les auto-entrepreneurs parlent de leur expérience

Il nous a paru judicieux de demander à ceux qui ont franchi le pas, de faire un retour sur leur aventure.

Une trentaine d’auto-entrepreneurs ont pris un peu de temps pour nous rapporter leur vécu.

Au vu des réponses obtenues, nous pouvons constater :

  • 50 % ont tenté l’aventure dès le deuxième mois à savoir en février.
  • 45 % on attendu d’avoir un peu de recul, et on franchi le pas en mai ou juin
  • 5 % se sont lancés en août.

Il n’est pas étonnant, vu que notre panel est sur le net, de constater que 80 % sont dans la catégorie des services. Seulement 10 % de commerçant et 10 % qui déclarent être les deux

Déclaration de création d’une entreprise en régime « micro-entreprise simplifiée » :

Tous sont unanimes : C’est très facile ! En soit, bien évidemment il n’y a rien à redire, d’autant que le panel sait bien surfer. Toutefois certains ont rencontré une difficulté que nous appellerons : « Après inscription », et regrettent de s’être trouvé un peu seul au départ sans savoir où chercher des réponses à leur questions.

Le seul bémol à l’inscription est le manque d’informations disponibles sur le site officiel de l’auto-entrepreneur.

Beaucoup de questions seraient restées sans réponse — et m’auraient peut être fait changer d’avis — si je n’avais pas pris la peine de chercher à droite, à gauche pour trouver ces réponses. Pour quelqu’un qui débute dans le monde du commerce, je ne savais pas par exemple à partir de quand j’étais réellement autorisé à exercer. Une fois l’email de confirmation reçu ? Une fois le courrier de l’INSEE reçu ? Aucune précision ne m’a été donnée à ce niveau là. Cependant, toutes mes questions ont trouvé leur réponse via des sources « non officielles » comme des forums.

Comment l’ont-ils réalisée :

Là encore pas de surprise : 95 % ont fait une déclaration en ligne.

Mais on note que certains ne se sont pas lancés à la légère, ils ont d’abord rassemblé des renseignements auprès d’une CCI.

L’inscription a été réalisé à l’URSSAF directement, parce que le site ne fonctionnait pas… Et là, si l’inscription a été réalisée en 10 min, l’attente à l’organisme est un mangeur de temps ! Fallait s’armer de patience : 3 heures d’attente !

Il en est pas de même pour obtenir des informations. Là tous sont unanimes : la collecte d’information est un peu le parcours du combattant ! Les CCI, l’URSSAF ne sont pas forcément les lieux où ils ont pu obtenir des renseignements avant ou après l’inscription. Surtout en début d’année.

Avec patience et en se déplaçant physiquement dans les organismes.

Informations pas toujours concordantes concernant la définition de l’activité et inexistantes dans ma région avant février 2009, mais claires en ce concerne la création de l’activité sous ce statut depuis cet été en tout cas.

Auprès de l’URSSAF, mais après avoir créé mon entreprise.

Encore au mois de mai, les informations « précises » étaient assez difficile à obtenir. Ma plus grande source d’information, comme tout bon adepte de Google, était internet. Difficile de trouver à cette période des interlocuteurs étant tous sur la même longueur d’onde. J’ai même apporté des informations à des responsables du CFE…

L’intérêt de cet article étant de au vu de leur expérience de vous apporter des pistes à exploiter pour les « futurs auto-entrepreneurs ». Nous listons ci après les organismes qui ont été les plus utiles à nos membres.

Le portail des auto-entrepreneurs

La création d’entreprise individuelle

La ferme du web

Valentin Bourgoin.net

Le Hub

Le statut Auto-Entrepreneur a été présenté pour faciliter une activité complémentaire. Est-ce vraiment le cas ?

Oui, globalement les intéressés ont un travail en parallèle, mais ils affirment presque tous que c’est surtout « un tremplin », une façon d’appréhender l’entreprise, le marché, avant de choisir une autre structure plus fiable. Certains ont une activité salariée, d’autres demandeurs d’emploi qui profite du statut pour faire une reconversion professionnelle, d’autres en profitent pour réaliser ce qu’ils avaient dans la tête depuis un moment. Sur ce point on peut donc conclure que ce nouveau statut a bien atteint ses objectifs : Par la simplicité permettre à des personnes de se lancer.

Avant de se lancer ont-ils fait une étude de marché ?

Sur ce point il apparait que c’est 50/50… Avec un bémol, c’est que les personnes qui n’ont pas fait d’étude de marché, la moitié avait déjà une activité ou étaient dans une situation qui leur permettait de connaitre déjà la clientèle potentielle. Pour les futurs « auto-entrepreneurs », il est conseillé de faire une étude avant de lancer.Cela vous permettra de ne pas partir dans l’inconnu.

Trouver des clients est-ce facile ?

Encore une fois, les personnes ayant participé à l’enquête étant sur Internet, il est donc normal de constater que le référencement est privilégié. Mais le bouche à oreille est omniprésent dans les réponses, les réseaux sociaux aussi sont privilégiés, le démarchage direct même s’il est utilisé par certains, n’est pas la panacée. Cela confirme donc qu’il est important d’utiliser tous les moyens de communication pour se faire connaitre.

Est-ce que le statut fait peur ? Aux clients ? Aux concurrents ?

Il semble que le statut auto-entrepreneur ne fasse pas « fuir » le client. Tout le monde est unanime sur ce point. Si on met en corrélation les moyens mis en place pour trouver une clientèle, cela se confirme. Car dans la majorité des cas ce sont les réseaux qui fonctionnent le mieux, et qu’il est évident que ce sont les clients satisfaits qui font la meilleure publicité.

Un bémol à noter toutefois : L’absence de TVA sur la facture peut parfois laisser croire que vous n’êtes pas un « vrai professionnel »… Il apparait donc qu’il faut communiquer avec le client pour dissiper le doute. Après tout rentre dans l’ordre.

Peur n’est pas vraiment le terme. Cependant, ils ne sont pas rassurés quand vient le moment de la facturation (ou devis). En effet, beaucoup d’entre eux pensent qu’il s’agit d’une facture sans réelle valeur, voire du travail au « noir ». D’après certains de mes clients, cela est dû à l’absence de TVA qui, selon eux, est un gage de professionnalisme. Cependant, dès lors que j’explique le statut, ils sont rassurés.

De même les banquiers semblent frileux à l’annonce de ce statut. Information a ne pas négliger avant de vous lancer. Le mieux est d’aller discuter avec son banquier avant, et éventuellement faire le tour des banques pour faire marcher la concurrence.

Pas vraiment. Mais il fait peur aux banques (pas de découvert autorisé la première année).

Il en est pas de même pour les concurrents. Certains ont répondu que OUI, Ils pensent qu’ils dérangent leurs concurrents, ou du moins les concurrents voient d’un mauvais oeil la particularité du statut en matière de charges sociales et fiscales. Même s’il y a place pour tout le monde, autant prendre en compte cet élément pour en faire un point positif comme par exemple :

Oui, mais pour une raison particulière. Mon « concurrent » le plus proche est mon employeur :o) Dire que je le concurrence vraiment, non… Potentiellement, je pourrais même devenir apporteur d’affaires pour lui. En revanche, il n’apprécie pas trop les tentatives de ses concurrents du secteur (autres agences qui ont un marché un peu différent) pour me débaucher et qu’il a un peu peur que je sois tenté de partir ! Tout bénéfice pour moi, il me laisse travailler pour eux en indépendant sachant pertinemment qu’il ne me paye pas à la juste valeur de mon travail et que j’accepte cette situation volontiers pour la santé de sa jeune entreprise… Situation particulière, qui risque de devenir donnée atypique pour cette étude

En ce qui concerne les charges fiscales, 50 % du panel n’est pas éligible au prélèvement libératoire pour les impôts. Il faut donc rappeler que dans ce cas vous avez l’obligation de déclarer vos revenus sur votre feuille d’impôts, pour la prochaine déclaration en mai 2010.

La définition de l’activité… Ou comment rentrer dans la bonne case ?

S’il est un point noir dans cette mesure, c’est bien la définition de l’activité. Tous les auto-entrepreneurs interrogés déclarent que le code APE qui leur a été attribué ne correspond pas à leur activité. Soit il est trop généraliste, soit il ne reflète qu’un détail de leur activité. Ce n’est pas rédhibitoire en soi, car le code n’est là qu’a des fins statistiques mais dans la réalité il sert aussi pour déterminer si vous êtes : Commerçant, prestataire de services, mais il serait bien que l’INSEE révise ses « fiches métiers ».

La comptabilité :

Le statut auto-entrepreneur n’exige pas une comptabilité propre, seulement la tenue d’un cahier de trésorerie. Certains se limitent à l’archivage des factures émises (ce qui n’est toutefois pas suffisant), d’autres se contentent d’une feuille excel, mais une majorité préfère tenir une mini comptabilité, avec un compte bancaire à l’usage exclusif de leur activité.. Ce qui est une bonne façon de fonctionner. Cela évite les mélanges entre « vie privée et vie commerciale ». Les logiciels utilisés dans le cadre de la comptabilité sont :

Lundi Matin Business

Ciel Auto Entrepreneur Facile.

Nous rappelons qu’il est plus judicieux de tenir des livres journaux de « vente », « achats » et « trésorerie », qui vous permettent d’avoir une vision claire de votre chiffre d’affaire, de vos achats et de vos liquidités et donc par conséquence connaitre : »votre bénéfice » . De même qu’il est impératif que vos numéros de factures clients doivent se suivre sans interruption. Nous vous conseillons fortement d’ouvrir un compte bancaire réservé à votre activité. Cela n’est pas obligatoire bien entendu, mais vous simplifiera la vie. Ne pas mélanger ses recettes personnelles et professionnelles vous évitera en cas de contrôle de vivre la même mésaventure narrée par Brocexco sur ce post « Banque compte Pro obligatoire ? »

La télé-déclaration :

Travailler c’est bien, payer ses charges c’est mieux ! Sur ce point aussi, ce qui avait été annoncé est la réalité… La télé-déclaration est simple a réaliser. Quand vous êtes inscrit, cela semble aller tout seul, mais pour la création du compte cela peut prendre un peu de temps (voire plusieurs semaines). Il est donc important de ne pas s’y prendre à la dernière minute pour ne pas dépasser la deadline. Un bémol toutefois qui a son importance, en cas de dysfonctionnement du système, ce n’est pas si simple pour obtenir des informations et une régularisation :

Certains problèmes furent rencontrés au niveau de net-entreprises. Une erreur ne cessait pas d’apparaitre et je ne pouvais accéder à ma déclaration. Après plusieurs (dizaines ?) d’appel à leur centre, on a enfin résolu ce problème.

Auto-Entrepreneur : Oui mais après ???

Comme souligné plus haut, ceux qui ont choisi ce statut, le voient comme un tremplin, une mise à l’étrier. Il est donc normal de constater que tous envisagent à terme de créer une EURL ou SARL ! Mais, j’attire l’attention que le statut actuel, en prestataire de service limite le CA à 32 000 €, et qu’au delà vous allez être de facto qualifié en « micro entreprise » et que les charges dans ce cas ne sont pas anodines. Même s’il est prévu une à deux années (suivant les dépassements) pendant lesquelles vous aurez dépassé le seuil, où vous pourrez toujours bénéficier de l’avantage AE. Le seuil pour les prestataires n’est pas si élevé que cela. Soyez vigilant si vous souhaitez basculer directement en statut : SOCIETE.

CIPAV et Auto-Entrepreneur :

Un article avait attiré mon attention. Il semble que la CIPAV a cafouillé et a envoyé des appels à cotisations à des Auto-Entrepreneurs. Effectivement certains membres m’ont confirmé cette anomalie. Visiblement ils ont pu, après quelques coup de fil, régler ce problème. Je rappelle donc que si vous êtes Auto-Entrepreneur, vous ne devez pas payer ces appels à cotisation. Je vous conseille d’envoyer un recommandé AR pour expliquer votre situation, mais surtout ne rien payer !

Nous espérons que ce petit retour d’expérience pourra vous être utile, si vous souhaitez vous aussi vous lancer dans l’aventure ! Nous essayerons l’an prochain, de faire un nouveau point avec le recul d’un an d’activité !

Nous remercions tous ceux qui ont pris sur leur temps pour venir nous parler de leur expérience !

Ils sont entrepreneurs. Ils sont membres du Hub :


Développement Web et créations graphiques numériques : Foxyweb

Implantés à La Réunion, nous proposons des services personnalisés pour le web : Développement d’applications et sites web, mise en conformité, accessibilité, référencement, conseils. Nous réalisons également des travaux d’infographie : Design web, logos, affiches plaquette…

Consultant en identité numérique : Rank-n-Roll

Consultant en identité numérique, nous vous aidons à surveiller et contrôler votre e-réputation. Référenceur de site web institutionnel, e-commerce, conseil en webmarketing.


Créations multi-médias : Nicolas Nunge

Réalisation de sites web, outils de communication : Affiches, En-têtes, Livrets, Cartes de visite, Présentation PPT. Prestations de services techniques comme l’installation de serveurs, de réseaux.

Boutique en ligne de produits de beauté : Elea Beauté

Boutique proposant des produits de beauté innovant. Valérie Berizzi, utilisatrice très satisfaite est aujourd’hui distributrice des marques B.Like, Mogador, Tan center.

Développeur indépendant : Ailurus

Après un parcours d’ingénieur environnement Emmanuel Henke met ses compétences en développement web au service des petites structures et créateurs d’entreprise pour la valorisation des données d’études, communication, applications à des métiers spécifiques.

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