Les standards du Web

Le HTML (HyperText Markup Language) est un langage de description.
Contrairement aux langages de programmation (php, JavaScript…), il ne fait appel ni à des fonctions ni à des variables mais à des balises permettant de structurer les données.

Ce sont des chercheurs du Centre européen de recherche nucléaire (en Suisse) qui l’utilisent pour la première fois : les résultats de leurs travaux peuvent être consultés sur n’importe quel type d’ordinateur à l’aide d’un navigateur rudimentaire.
Tim Berners-Lee introduit l’utilisation des liens hypertexte en 1991 avec la version HTML 0.1.

En 1994 est créé un organisme (que tout webmaster doit connaître) qui va établir les standards du Web :

Le World Wide Web Consortium (W3C) a pour mission de conduire le World Wide Web au maximum de son potentiel en développant des protocoles communs qui encouragent son évolution et assurent son interopérabilité.

Les versions de HTML se succèderont au fil des ans, ajoutant de nouvelles fonctions, jusqu’au HTML 4.01 publié en 1999.

La première recommandation relative aux feuilles de style (CSS : Cascading Style Sheet) est publiée en 1996.
La version CSS 2 suit en 1998 et CSS 3 est en préparation.
Les CSS permettent une stricte séparation du contenu HTML et des informations de mise en page.

Le successeur du HTML apparaît en 2000, le XHML 0.1 n’est rien d’autre du HTML reformulé de manière à respecter les règles strictes du XML (eXtensible Markup Language ou langage de balisage hypertexte extensible).
XHTML 2.0 existe depuis le mois de janvier sous forme de document temporaire. Les développeurs Web et les utilisateurs sont appelés à faire connaître au W3C leurs commentaires et leurs avis, en particulier via une liste de discussion.

Pourquoi respecter les standards ?

  • code source plus léger et plus clair, donc plus facile à déboguer, à maintenir ou à reprendre en cas de changement de webmaster
  • économie de bande passante et affichage plus rapide
  • plus grande accessibilité pour tous les types navigateurs (y compris ceux utilisés par les aveugles, par exemple)
  • compatibilité ascendante et descendante avec les différentes versions des navigateurs, donc une seule version du site (et non plusieurs versions spécifiques à différents navigateurs)
  • sites plus dynamiques sans avoir systématiquement recours au javascript
  • meilleure visibilité pour les moteurs de recherche
  • accessibilité pour toutes les plates formes (Windows, Mac, Linux…)

Comment respecter les standards ?

  • séparer contenu (structuré en titres, paragraphes, listes, tableaux… à l’aide des balises HTML adéquates) et la mise en forme (couleurs, polices, positionnement… à l’aide des attributs CSS)
  • indiquer le doctype correspondant à la version HTML utilisée (selon le doctype déclaré, ou pas, certains navigateurs se mettront automatiquement en mode strict, quirks ou standard… ce qui pourrait modifier l’aspect d’une page de manière inattendue)
  • respecter les recommandations du W3C pour la version choisie
  • valider le code HTML et les feuilles de style