Noms de domaine, Hébergement : Marseille a la solution !

MailClub est le premier hébergeur Marseillais, spécialisé dans la gestion des noms de domaines et l’hébergement de sites Internet. La société fait partie des rares sociétés françaises à enregistrer vos domaines dans le monde entier.

Cette entreprise marseillaise a fêté son dixième anniversaire de sa création. Accrédité ICANN ils sont en mesure de réserver des noms de domaines dans le monde entier (environ 250 extensions).

Gérant fondateur de la société, Charles Tiné répond à nos questions.

Webmaster-Hub : Charles Tiné pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?


Charles Tiné : Euh.. oui ! Eh bien j’ai 41 ans, 2 enfants. Pour le reste je ne suis absolument pas informaticien, j’ai commencé dans la publicité, puis suis parti vivre à Londres pour y travailler dans la finance, et au bout de 10 ans de salles de marchés j’ai eu envie, en 1997, de créer mon entreprise au soleil de Marseille. Le MailClub était né !

W. H. : Avec combien de personnes avez-vous créé votre société ?

C. T. : Avec… personne ! Je l’ai créée tout seul dans ma cave, et ça n’est pas une image ! Nous nous sommes, depuis le début, toujours autofinancés grâce à notre activité commerciale, et n’avons jamais levé le moindre centime de capital risque. Nous sommes de vrais artisans de l’internet !

W. H. : Quel est votre effectif actuel ?

C. T. : Nous sommes aujourd’hui 22. La progression a été assez linéaire durant les 7 premières années, et elle s’est accélérée depuis 2 ans.

W. H. : Vous avez commencé par fournir du gratuit. Aujourd’hui beaucoup cherchent à percer dans le métier avec la même politique. Pensez-vous que cela soit aussi facile qu’il y a 10 ans où l’Internet était à ses balbutiements ?

C. T. : Nous avons commencé par tenter de fournir du payant (des adresses email permanentes et identifiantes). AU bout d’un an et de… 3000 francs de CA, nous avons noté un certain manque de rentabilité, et nous sommes orientés vers les noms de domaine, puis l’hébergement. Pour ne pas oublier nos débuts, nous avons alors choisi de passer le service d’origine en gratuit. Il existe encore aujourd’hui et l’avons laissé à disposition de la communauté internet sur le site free.mailclub.fr. Mon éthique m’impose toujours aujourd’hui de le maintenir gratuit et sans aucune contrepartie : on ne peut pas passer en payant un service aussi important pour les internautes que leurs adresses email qu’on prétend  » gratuites à vie « .
Mais ça n’est pas cela votre question ! Pour y répondre… je serai assez normand : d’un côté c’est moins facile car il y a 10 ans on pouvait tout inventer, mais c’est quand même mieux d’être aujourd’hui face à un marché internet mûr sur lequel il y a des clients, des habitudes, des projets viables et des financements sérieux. Par contre c’était beaucoup plus rigolo il y a 10 ans.
J’ai conscience d’avoir vécu, en tant que dinosaure de l’Internet, une époque extraordinaire.

W. H. : Depuis combien de temps êtes-vous registrar ?

C. T. : Notre particularité par rapport à d’autres registrars est d’agir dans toutes les extensions pays (« cctlds »), afin de servir nos clients grands comptes qui ont des enjeux qui vont bien au-delà des com/net ou fr. A part en France et pour le .eu, nous sommes registrar dans des extensions aussi variés que celles de la Russie, la Guinée, la Pologne, le Vietnam ou la Palestine, entre autres domaines. Nous sommes également l’un des 10 registrars français accrédités par l’Icann. Notre première accréditation remonte déjà au siècle dernier !

W. H. : Est-il important ou simplement plus confortable d’enregistrer son nom de domaine chez un registrar directement ?

C. T. : C’est important car bien plus sûr : aucun intermédiaire (pas de risque de faillite), pas de perte de confidentialité (important pour nos clients entreprises), coûts plus bas et rapidité d’exécution garantie. Plus on rajoute des intermédiaires, plus on crée des possibles risques de blocage dans les procédures de gestion des noms. Les bureaux d’enregistrements dignes de ce nom doivent pouvoir offrir à leurs clients ce statut de registrar, qui n’est pas forcément complexe à obtenir d’ailleurs, nous sommes un millier pour le .fr ! C’est la base de tout travail sérieux sur les noms de domaine.

W. H. : Si je vous demande le nom de domaine « webmaster-huub » allez-vous l’accepter ou me signaler que c’est du typo-squatting ?

C. T. : Pour que ce soit du typo-squatting, il faut que vous ayez certains droits… Avez-vous une marque déposée ?!

W. H. : Bien entendu : Webmaster-Hub est une marque déposée depuis trois ans. D’où cet exemple qui n’est pas pris au hasard.

C. T. : Plus sérieusement, la question est complexe car nous ne pouvons nous poser en juge pour chaque domaine déposé. Il s’agit d’appréciations complexes lié au droit de la propriété industrielle. Les process de dépôts sont automatiques et on ne peut, sur la masse, comparer tous les domaines à des marques, et même si on pouvait le faire, notre jugement n’aurait aucune valeur. Alors oui, nous allons l’accepter, et ce sera à vous ensuite de faire valoir vos droits. D’où l’importance des dépôts préventifs. Le cas des marques notoires est un poil différent : si quelqu’un veut déposer gooooogle.fr, nous aurons tendance à l’en dissuader si nous pouvons encore le faire (exemple d’une commande téléphonique), mais c’est simplement pour lui éviter des ennuis par la suite.

W. H. : Avez-vous été victime de typo-squatting ou de cybersquatting ? Si oui, comment avez-vous résolu votre problème ?

C. T. : Le typosquatting nous touche peu : les enjeux d’un nom comme le MailClub sont différents des marques mondiales, touchées par ce fléau. Notre expérience et notre ancienneté sur le marché nous ont permis d’être très peu sujet au cybersquatting, notre nom est largement protégé. La jurisprudence est par ailleurs de plus en plus claire quand à toutes ces formes de squatting internet. Nous la relatons régulièrement sur notre site d’infos sur les noms de domaine mailclub.info. Elle protège aujourd’hui efficacement les ayants droits et les procédures alternatives de résolution des conflits sont efficaces.

W. H. : Faites-vous des recherches avant d’enregistrer les noms de domaines, pour savoir si celui-ci ne correspond pas à une marque ?

C. T. : Comme je vous l’ai indiqué plus haut, non. Ce type de recherche doit être fait par celui qui veut enregistrer le domaine à son nom. Il lui appartient de vérifier que le domaine qu’il veut enregistrer ne vient pas empiéter sur un droit légitime d’un titulaire de marque. Il est seul responsable de ce qu’il enregistre.

W. H. : Combien d’interrogations par jour avez-vous sur les outils de typosquatting que vous mettez à disposition ?

C. T. : Des centaines.

W. H. : Lors de l’utilisation de l’outil, on peut cocher un nombre important d’options. Cela peut mener à des listes de plusieurs dizaines ou centaines de noms de domaines. Quelle charge cela représente-t-il en traitement ?

C. T. : C’est important, mais nous sommes l’un des registrars français les plus anciens, et notre plate forme technique est dimensionnée pour traiter toutes les requêtes faites sur nos multiples serveurs qui travaillent en simultané. Au bout de 10 ans dans ce métier, encore heureux qu’on en ait la maîtrise technique !

W. H. : Combien de clients vous font confiance ?
Environ 5000.

W. H. : Combien de serveurs dédiés louez-vous ?

C. T. : Plus d’une centaine.

W. H. : Vous êtes le premier hébergeur Marseillais, à combien estimez vous le nombre de vos concurrents pour la région PACA ?

C. T. : Nos principaux concurrents ne sont pas en région PACA, ce sont les hébergeurs nationaux comme OVH ou Amen pour une partie de nos offres, ou Agarik pour certaines autres gammes. En ce qui concerne les noms de domaine, notre savoir faire est quasi unique en France.

W. H. : Où sont basés vos serveurs ?

C. T. : A Marseille, nous disposons de notre propre cage privative dans le datacenter le plus abouti de la région PACA : celui de 9Cegetel.

W. H. : Depuis plusieurs années, j’utilise votre reroutage d’emails (…@prof.org et autres). Ce service est totalement gratuit : quel est votre intérêt à offrir ce service ?

C. T. : Comme je vous l’ai dit : aucun ! Il n’y a aucune contrepartie, pas de pub, pas de produit annexe proposé aux abonnés, pas de newsletter… C’est mon éthique qui me conduit à ne pas revenir en arrière sur notre produit historique que nous avons à un moment donné décidé d’offrir gratuitement… donné c’est donné ! Et les abonnés sont heureux de ce service, et ça me fait plaisir.

W. H. : MailClub a signé le pacte Le Pacte Mondial, pouvez-vous nous expliquer quelles sont les idées de ce pacte, et comment vous les défendez ?

C. T. : Le Pacte Mondial, créé en 1999 à l’initiative de Kofi Annan lorsqu’il était secrétaire général des Nations Unies, s’attache à promouvoir la responsabilité civique des entreprises afin que le monde des affaires puisse participer à la recherche de solutions pour résoudre les problèmes posés par la mondialisation. En partenariat avec d’autres acteurs sociaux, le secteur privé peut ainsi contribuer à la réalisation du projet du Secrétaire général des Nations Unies : une économie mondiale plus viable et plus ouverte. Le pacte liste 10 principes universels relatifs aux droits de l’homme, aux normes du travail et à l’environnement. Nous voulons les défendre dans notre vision au jour le jour du rôle de l’entreprise, et du MailClub en particulier, au sein de la société.

W. H. : Quel est le moyen d’y adhérer ?

C. T. : Ouh là là, il faut connaître beaucoup de monde. C’est lors d’un dîner avec mes amis le Pape, Jacques Chirac et ce cher Kofi que j’ai pu y adhérer. Non… je rigole ! C’est très simple, au travers d’une démarche d’adhésion assez classique. Il suffit d’aller sur un global compact.org Chaque année les entreprises font un résumé des mesures qu’elles prennent pour mettre en œuvre les 10 principes du pacte.

W. H. : Souvent sur le forum nous avons des questions : « Quel serveur choisir ? », quel conseil pouvez-vous donner pour répondre à cette question ?

C. T. : C’est comme demander « quelle voiture acheter »… Le seul conseil qui vaille est d’avoir bien évalué en amont ses besoins, puis d’analyser les configurations nécessaires à la mise en œuvre du projet. On n’achète pas une fiat 500 si on a une famille et deux labradors à trimballer, mais il est inutile de rouler en break si le coffre reste toujours vide. C’est là que des hébergeurs comme nous intervenons, avec notre notion de service : nos serveurs ne sont pas vendus en ligne, mais après une étude précise faite avec le client de ses besoins réels. On s’aperçoit que dans la majorité des cas, ce dialogue en amont permet d’éviter des erreurs de choix pouvant être catastrophiques une fois les serveurs en production… ou alors peut permettre aux clients de faire des économies lorsqu’ils avaient envisagé une architecture surdimensionnée par rapport à leur projet.

W. H. : Entre les hébergeurs gratuits, les hébergeurs à bas prix et les autres hébergeurs il est difficile de faire un choix. Pouvez-vous nous communiquer une liste de critères par ordre d’importance à prendre en compte pour comparer les différentes offres qui se trouvent sur le marché ?

C. T. : Je pense que le marché est aujourd’hui assez bien segmenté et que chaque hébergeur répond à un besoin précis. Les hébergeurs à bas prix sont efficaces pour servir des clients qui ont des besoins assez standards, un certain niveau de connaissance technique, et parfois aussi, il faut quand même le dire, une certaine tolérance vis-à-vis de lenteur dans le support client. En gros quand ça fonctionne, pas de problème, mais quand quelque chose ne va pas, c’est parfois un peu long…
Dès qu’on entre dans des besoins de garantie de service, de GTI/GTR courts, de configurations spécifiques et sur mesure, d’infogérance spécifique, ou encore de possibilité d’accès physique aux machines, leurs offres trouvent vite leurs limites.
Les segments de ce marché ont tous leur place, pour répondre à des clients et des besoins différents.

W. H. : La location de nom de domaine aussi varie. Pourquoi une différence selon vous entre par exemple 1and1 et vous ?

C. T. : Nous ne sommes absolument pas sur le même segment de marché. Nous servons les entreprises avec un service transversal qui va de l’audit, de l’analyse des besoins, à la gestion DNS multicontinents, en passant par l’analyse juridique, les procédures de précontentieux et les celles concernant les récupérations amiables de noms de domaine. Chaque client a un chargé de clientèle attitré, et le back office et la facturation sont adaptés aux besoins des entreprises. 1&1 est très bien si vous avez quelques .com à gérer, mais quand vous avez des portefeuilles de plusieurs centaines voir milliers de domaine dans toutes les extensions pays, avec des échéances à gérer tout au long de l’année, c’est totalement inadapté. 1&1 fait du discount sur des extensions classiques, nous sommes les orfèvres de la gestion de portefeuilles mondiaux de noms de domaine. Chacun son métier, et ils le font d’ailleurs très bien… tout comme nous 

W. H. : Que deviennent les machines obsolètes ?

C. T. : On les brule ou on les mange, selon le degré d’obsolescence… ou on les donne en recyclage pour qu’elle partent ensuite dans les PDV.

W. H. : Vous avez une succursale à Paris, envisagez-vous de vous implanter dans d’autres pays ?

C. T. : Pour le moment nous voulons consolider notre position en France, et il y a encore pas mal de travail dans notre marché national qui est en très forte croissance. Pour l’étranger, on verra plus tard.

W. H. : Avez-vous été impacté par la panne Redbus ?

C. T. : Absolument pas. Enfin si, un peu… je crois qu’on a récupéré quelques clients mécontents de certains hébergeurs qui avaient été touché par cette panne 😉

Charles Tiné et ses collaborateurs étaient présent à W3-Campus 2007

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