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Rechercher dans les publications Auteur : Gaofi
Site multilingues : problématiques et solutions (1)

Site multilingues : problématiques et solutions (1)

Savoir tirer le meilleur parti des traducteurs automatisés... et ne pas les utiliser.

28 juin 2005, par Gaofi

Pour celui qui a des ambitions internationales, l’anglais est incontournable. Mais passé ce premier pas, la question de l’élargissement à d’autres langues vient rapidement à se poser, et les problèmes qui vont avec : choix des langues, gestion des pages de code, traductions, paramètres locaux (formats de date etc...). Dans cette série d’articles, nous tenterons d’évaluer les difficultés associées à l’internationalisation d’un site, et de proposer quelques solutions.

La traduction d’un site web peut s’avérer problématique dès le premier jour à plus d’un titre :
- si le site n’a pas été conçu pour
- si le contenu à traduire est important
- si le contenu à traduire change fréquemment
- la politique de référencement doit être adaptée

Une langue étrangère peut en effet avoir des spécificités difficiles à intégrer dans un code ou un design existants : lecture de droite à gauche ou de haut en bas, codage des caractères, longueur inhabituelle des mots ou des phrases.

Par ailleurs, la gestion des traductions peut devenir un véritable casse-tête : comment identifier les phrases à traduire, comment gérer le système de traduction front office en évitant que celui-ci ne surcharge les machines.

Si le contenu à traduire est conséquent, la traduction peut s’avérer une aventure ruineuse et impossible.

Et comment gérer les traductions de quelques phrases ou mots en 5 langues lorsque les mises à jour sont quotidiennes mais de faible importance ? Les agences de traduction facturent souvent à la page...

Pourtant, quoi de plus insupportable pour le visiteur qu’un site traduit approximativement, présentant des fautes de syntaxe, d’accord, de grammaire ? Outre le fait que le site peut s’avérer incompréhensible pour le visiteur, il est au minimum désagréable à lire, et l’effet produit est sans conteste négatif, et préjudiciable au commerce (pour ceux que ça interesse ;-) )

Sans prétendre proposer des solutions à tous les problèmes, je présenterai dans ce premier article une méthode permettant de tirer la substantifique moëlle des systèmes de traductions automatique, et de traduire au mieux des petites phrases ou séquences de mots.

Tout d’abord, il faut comprendre que les traducteurs automatiques ne traduisent pas nativement toutes les langues... pour des raisons techniques et économiques, ils ont recours à un système de langage "pivot" (un langage de traduction intermédiaire - ne laissons pas durer trop le suspense, il s’agit -of course- de l’anglais).

En clair, ça signifie que pour traduire du français au russe, le traducteur automatique fait français -> anglais -> russe.... ce qui double le risque d’erreur ou d’approximation !

Inutile de dire que si vous utilisez un traducteur automatique de manière directe, vous vous exposez à des faux sens, contresens et surtout... à ne pas être compris :-)

Peut-on contourner ce problème et tirer parti de cette nouvelle connaissance pour améliorer les résultats ?

Bonne nouvelle, on peut. Mais mauvaise nouvelle : si vous ne maitrisez pas l’anglais, il faudra vous y remettre avant !

En effet, pour obtenir des résultats corrects, nous allons devoir utiliser l’anglais nous aussi comme langage source.

Dans un premier temps, nous allons travailler de l’anglais vers le français ; l’objectif ici est d’obtenir *exactement* la phrase souhaitée en français à partir de l’anglais. Ce point est capital, car il permet de valider que le système de traduction a bien interprété non seulement chaque mot, mais aussi le sens global de la phrase.

Vous verrez que cela n’est pas aussi évident qu’il y parait, mais en tatonnant un peu, en adaptant petit à petit la phrase en anglais et en cherchant systématiquement ce qui a pu induire en erreur le moteur de traduction, et en modifiant en conséquence, on arrive à trouver la bonne formule.

Je le souligne : cette phase est capitale, car elle permet de lever complètement les doutes ou ambiguités (synonymes, erreurs etc) pour le moteur de tradction.

Une fois que la traduction française correspond exactement à ce que vous vouliez, vous pouvez traduire vers la vraie langue cible.

A ce point, vous avez une traduction à peu près propre, mais il arrive qu’il soit nécessaire de rajouter des espaces, ou éventuellement de vérifier l’ordre des mots. Certains systèmes de traduction sont meilleurs que d’autres.

Enfin, si vous voulez être sûr de votre coup, faite la traduction inverse (résultat -> anglais) : Si vous retrouvez votre phrase pivot originale, alors c’est gagné !

Pour finir cet article, je crois utile d’insister sur le fait que ce système ne saurait remplacer une traduction par un véritable traducteur. Néanmoins, pour des petites phrases, voire des mots, il est particulièrement efficace et peu coûteux - surtout si votre traducteur vous facture à la page, ce qui est souvent le cas !

Dans un prochain article, j’aborderai la problématique de l’intégration des traductions.